raconte-moi-woippy Retour menu

  Dernière mise à jour : 9 février 2011

L'Union de Woippy
- 1948 / 1955 -

| Retour menu « La vie associative » | Page précédente | Page suivante : 1956-1959 |

L'Union de Woippy après la Seconde Guerre Mondiale

Articles de journaux, documents et photographies.

Etat des lieux en 1945
(Rédigé par Paul Sechehaye, Président, le 10 août 1956)

Matériel de la société volé ou complètement détérioré au cours de l'occupation pendant les années
1940,1941, 1942, 1943, 1944 et 1945
I - Divers
Drapeau aux couleurs nationales avec broderies en plumetis doré hampe et gaine modèle réglementaire de l'Armée.
(Pour mémoire : Challenges et médailles ou plaquettes diverses)
II - Matériel d'Éducation physique, de sports et de préparation militaire
1 barre fixe hauteur réglable
2 barres parallèles
1 tremplin
2 tapis brosses pour amortir les chutes
1 perche à grimper
1 corde lisse
2 poids à lancer
(Pour mémoire : 60 barres pour mouvements des pupilles aux ensembles, ballons, documentation de la Fédération Gymnastique et sportive des patronages de France, etc..)
III - Matériel de Musique
1 grosse caisse double peaux avec baudrier et batte
1 caisse claire (Tambour d'harmonie) et baguettes
1 paire de cymbales en cuivre
1 triangle
3 tambours caisse cuivre modèle réglementaire de l'Armée et baguettes
2 -- d° -- 3/4 pour pupilles
3 clairons cuivre
1 trombone à coulisse en cuivre
2 cors de chasse
1 contrebasse en cuivre -hélicon-
2 clarinettes
6 pupitres métalliques démontables
1 baryton pour concerts
1 alto
(Pour mémoire : Réparations des instruments retrouvés en très mauvais état - pour une valeur de 30.000 frs à ce jour)
IV - Matériel du Théâtre
2 toiles de fond de décor peintes à l'huile de 3 m x 5 m 50
1 jeu de 6 portants double face peints à l'huile de 3 m x 0 m 80
1 grand rideau de scène en andrinople doublée de 7 m x 2 m 60
2 -- d° -- pour coulisses
1 loge de souffleur, en sapin, amovible
10 costumes masculins civils ou militaires avec coiffures et équipements assortis - notamment casques, képis, ceinturons, étuis de pistolets, etc, et chapeaux gibus, toques de chasse en velours, etc.
12 fusils modèles réduits de bataillons scolaires avec baïonnettes
12 bidons -- d° -- de 1 litre, recouverts de drap bleu.
(Pour mémoire : nombreux accessoires d’éclairage, pour bruits, etc.)

La société « Union de Woippy » est reconstituée le 22 mai 1948 ; les statuts sont signés le 11 août. L'Union de Woippy sera inscrite au Registre des Associations du Tribunal Cantonal de Metz le 11 avril 1949 au volume IX, sous le numéro 10.

UNION DE WOIPPY - STATUTS

I – TITRE

Article 1er. – Les personnes donnant leur adhésion et acceptant les présents statuts forment le Société
« UNION DE WOIPPY » créée le 22 mai 1948.

II. – BUTS ET MOYENS

Article 2. – Elle a pour buts :
a) De donner aux enfants et aux jeunes gens et jeunes filles du pays des moyens de perfectionner leur éducation et leur instruction générale en développant leurs facultés morales et intellectuelles abord et éventuellement physiques.
b) d’organiser avec eux des manifestations instructives, artistiques ou sociales, intéressant la vie de la commune ou de participer à celles qui seraient reconnues telles par le Comité auxquelles la Société serait appelée à collaborer avec d’autres groupements de Woippy ou des environs.

Article 3. – Ces buts sont atteints par l’organisation de conférences, séances de cinéma documentaires, soirées théâtrales, concerts, excursions et en général de tous les moyens mis en œuvres par les associations para- ou post-scolaires.
Toute discussion politique ou religieuse est interdite au sein de la société.

III. – COMPOSITION

Article 4. – La société se compose de membres : Titulaires, adhérents et bienfaiteurs :
a) sont membres titulaires les personnes majeures,
b) sont membres adhérents les mineurs dûment autorisés par leurs parents ou leur tuteur.
) versent une cotisation annuelle fixée par
) une assemblée générale statutaire.
c) sont membres bienfaiteurs, les personnes versant une cotisation minima double des membres titulaires ou ayant rendu avant l’Assemblée générale, au cours de l’exercice, des services très appréciables à la Société.

Article 5. – Le titre de membre d’honneur peut être conféré par le Comité aux personnalités qui en auraient été jugées dignes et dont la bienveillance à l’égard de la Société serait indiscutablement favorable à son fonctionnement.

Article 6. – La qualité de membre de la Société se perd par :
a) démission
b) radiation prononcée par le Comité.

Article 7. – La radiation ne peut être décidée que pour motifs graves à l’égard de membres dont la présence au sein de la Société lui porterait préjudice ou pour sanctionner le refus non motivé de verser les cotisations prévues.

IV. – ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT

Article 8. – La durée de la Société est illimitée.
Son siège social, qui pourrait être transféré par la suite, est à Woippy.

Article 9. – La Société est dirigée et administrée par un Comité de 19 membres Français, majeurs, jouissant de leurs droits civils et politiques composé comme suit :
Un Président, 3 Vice-Présidents, 1 Secrétaire Général, 1 Secrétaire Adjoint, 1 Trésorier, 1 Trésorier Adjoint, 11 membres.

Article 10. – Le Comité est élu au cours de l’Assemblée générale statutaire réunie pas ses soins au cours du mois de mai chaque année, sauf cas de force majeure, et pour la première fois en mai 1949 les personnes réunies le 22 mai 1948 compose de droit le premier comité en exercice.
Lors de l’Assemblée générale précité le 1/3 du Comité tiré au sort, est déclaré sortant mais rééligible ; les membres présents pourvoient éventuellement à son remplacement et à celui des membres décédés ou démissionnaires ou radiés.

Article 11. – Le Président ou l’un des membres du Comité, dûment accrédité représentent la Société pour toute action en justice ou de la vie civile.
Les membres du Comité ne contractent à raison de leur gestion aucune obligation personnelle ou solidaire relative aux engagements éventuels de la Société.

Article 12. – Le Comité est réuni aussitôt son élection par l’assemblée générale sous la présidence de son doyen d’âge ; il élit dans son sein les membres aux différentes fonctions énumérées à l’article 9.

Article 13. – Il est convoqué par le Président quand c’est utile ou sur demande du quart de ses membres. Un registre des P.V. des séances est tenu par un Secrétaire et contresigné du Président.

V. – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Article 14. – L’assemblée générale statutaire est composée des membres Bienfaiteurs, titulaires, adhérents.
Sur constatation du Comité qu’elle a été dûment convoquée, ses décisions sont valables si le nombre des membres précités est égal ou supérieur à 25 % de leurs effectifs, tous ayant le droit de voter, sauf pour les cas prévus aux articles 18 et 19 ci-après.

Article 15. – L’Assemblée Générale statutaire annuelle, suivant un ordre du jour fixé par le Comité en exercice, entend leur rapports moraux et financiers, approuve la gestion et les comptes qui lui sont présentés pour l’année écoulée et délibère sur les questions diverses prévues.
Elle procède à l’élection du Comité à mains levées ou au scrutin secret, sur demande de 3 de ses membres au minimum.

Article 16. – D’autres assemblées générales peuvent être convoquées par le Comité ou sur demande écrite signée de la moitié au moins des 3 catégories de membres bienfaiteurs, titulaires ou adhérents.
Les questions diverses dont il doit être délibéré au cours des Assemblées Générales statutaires ou extraordinaires doivent être soumises au Comité 15 jours pleins avant leurs réunions ; et au plus tard le 15 avril pour la réunion annuelle régulière.

VI. – RESSOURCES ET MATÉRIEL

Article 17. – Les ressources de la Société se composent de :
a) Dons et subventions,
b) Cotisations de ses membres,
c) Recettes diverses à la suite de manifestations,
d) Eventuellement de revenus dont elle pourrait disposer,
e) du matériel acquis.
Il est tenu par les trésoriers une comptabilité deniers par Recettes et Dépenses et s’il y a lieu une comptabilité matière avec inventaire du matériel.

VII. – MODIFICATIONS AUX STATUTS – DISSOLUTION

Article 18. – Les modifications aux présents statuts ne peuvent être décidées, de même que la dissolution de la société que sur :
a) Proposition du Comité,
b) demande de la moitié au moins des membres de l’Assemblée Générale statutaire.

En ces cas l’Assemblée générale, dûment convoquée, doit réunir les deux tiers au moins des membres prévus ; et s’ils ne sont pas effectivement présents il y a lieu de convoquer dans les formes habituelles une nouvelle réunion, qui a cette fois le pouvoir de voter les modifications ou la dissolution en cours de trente jours suivant l’Assemblée n’ayant pas atteint le quorum.

Article 19. – En cas de dissolution l’avoir de la Société est attribué, sur décision de l’Assemblée générale compétente, à telle association ou à telle œuvre qu’il est jugé bon par la majorité relative des membres présents.

Woippy, le 10 août 1948


Début 1948, l'Union n'a rien perdu de ses bonnes habitudes et sa première revue de l'après-guerre, « Woippy toujours, Woippy quand même », revue-opérette en trois actes de Paul SECHEHAYE, est présentée à Woippy le dimanche 29 février. Elle est rejouée pour l'Éperon messin au Théâtre municipal de Metz le 3 mars à 20 h 30 sous le titre « Wladimir, Cavalier-Roi ».
Dès le mois d'août, un cours de solfège est institué pour permettre aux jeunes de se perfectionner en musique, ils sont une dizaine à répondre à cet appel. Le premier cours débute le mardi 17 août à 20 h 30 dans la salle du rez-de-chaussée de la mairie. Après un exposé de M. Albert BILLOTTE, directeur des cours, les livres de solfège sont distribués puis la séance commence. Les cours ont lieu tous les mardis à 20 heures.
Pour le carnaval de février 1949, l'Union organise son premier bal dans la salle du café du Commerce. Une cavalcade à travers la localité est prévue.
La revue de cette année 1949, comme l'indique son titre « Lorraine sous les Tropiques », se passe sur une île perdue où des gens du Val de Metz ont fait naufrage. Cette île serait un paradis s'il n'y avait pas parmi les indigènes des sorcières endiablées et de surcroît anthropophages. Plus de cinquante acteurs et actrices, danseurs et musiciens y participent. Deux représentations ont lieu salle du Lion d'Or le dimanche 3 avril. Une l'après-midi à partir de 15 heures et une le soir à 20 h 30 précises. Cette même revue sera jouée au Théâtre municipal de Metz le mardi 5 avril. Le succès est immense.
Après cette petite entrée en matière, voici des articles des journaux de l'époque, ainsi que des documents relatifs à cette période.


1948

Dimanche 8 / Lundi 9 février 1948
Soirée.
On se souvient que chaque année était présentée dans la grande salle du Lion d’Or la « Revue de Woippy », scène théâtrale qui obtenait toujours un grands succès. Grâce à M. Sechehaye, assisté de M. Copeaux et Maurice Kleman, la tradition est reprise, la Revue 1948 sera présentée au public le 29 février prochain avec la participation de 40 artistes amateurs.

Dimanche 22 février 1948
Une revue opérette au bénéfice des sinistrés de l’eau

Pour la première fois depuis la Libération, Woippy va pouvoir applaudir une jeune troupe théâtrale qui présentera, dimanche 29, la revue-opérette « Woippy toujours, Woippy quand même ».
Sans doute les anciens acteurs, que les habitués de ces spectacles très suivis avant 1940 appréciaient à leur juste valeur, sont-ils maintenant disparus ou dispersés pour la plupart, mais quelques-uns d'entre eux ont entraîné une excellente équipe de jeunes gens et jeunes filles qui promet !
Et ceux qui viendront en matinée et en soirée, au pays des fraises, ne seront certainement pas déçus en assistant aux représentations données au profit des victimes des inondations ; les aventures d'un futur roi d'un minuscule pays balkanique, de ses compagnons d'armes français, mêlées à celles des pauvres réfugiés lorrains, les feront certainement rire de bon cœur. (RL)

Mardi 24 février 1948
Une soirée au bénéfice des victimes des inondations

Dimanche 29 février, 15ème revue opérette « Woippy toujours, Woippy quand même » : l'arrivée des Allemands à Woippy, la vie des réfugiés dans le midi où ils apprennent avec joie la victoire des alliés, leur amitié pour le camarade de combat d'un de leurs jeunes concitoyens. (LL)

Mercredi 3 mars 1948
METZ - ARTS et SPECTACLES.
Ce soir au Théâtre : « Wladimir, cavalier-roi ».

Dimanche, à Woippy, de nombreux spectateurs ont applaudi les jeunes acteurs, musiciens et danseuses qui ont joué « Wladimir, cavalier-roi », la revue-opérette qui sera présentée ce soir au public de Metz par l’Eperon Messin.
Les différents tableaux de la pièce, les chants et deux ballets, admirablement réglés et exécutés, ont connu un succès sans précédent dans la cité des fraises où pour la quinzième fois pareil spectacle était monté.
A Metz, où la scène est beaucoup plus grande, il est certain que tout sera plus brillant encore. Pour permettre aux jeunes gens et jeunes filles de la ville de venir plus facilement, une réduction de 50 % leur sera accordée, sur présentation de leur carte d'écolier ou d'étudiant. Location ouverte jusqu’à midi, au Syndicat d’Initiatives, Porte Serpenoise, et entrée au guichet du théâtre, à partir de 20 h. 30. (RL)

.. mars 1948
METZ - ARTS et SPECTACLES
La soirée de l’ « Eperon Messin »
La Société de l’ « Eperon Messin » qui a pour but de mettre à la portée de tous le noble sport de l'équitation, faisait jouer mercredi 3 mars, au Grand Théâtre, une revue-opérette « Wladimir, cavalier-roi », œuvre de l'un de ses membres, M. Paul Sechehaye.
Revue charmante et drôle, bien qu'un peu longue, sans prétentions, mais qui n'est pas sans moments de poésie simple, surtout le terroir et « la friche natale ». Relevons au passage « la Joséphine » et son tricot, la veillée dans un café d'un village du midi, le quotidiennement attendu « Ici, Londres », notations bien observées qui n'ont pas été sans toucher l’auditoire. Acteurs également sans prétentions, bien jeunes (le général surtout) un peu gauches, mais ayant assez souvent le naturel des gens qui ont vécu ce qu'ils jouent. Enfin n'oublions pas l'orchestre, un peu bruyant peut-être, mais plein d'entrain, et les ballets, celui des Lorraines et Alsaciennes ayant été particulièrement goûté. Un bon point aussi aux chevaux qui étaient tout à fait « dans la peau de leur personnage ».
L'assistance qui comptait de nombreuses notabilités parmi lesquelles le Général Gilliot, ne ménagea ni ses rires, ni ses applaudissements. (RL)

Voir les documents de la revue « Woippy toujours, Woippy quand même » : - clic -

Mercredi 16 juin 1948
L’Union de Woippy, qui comptait avant guerre de nombreuses sections parmi lesquelles celles de gymnastique, de musique, de préparation militaire et de théâtre, était renommée dans la région, vient de renaître sous l’impulsion de l’actif M. Sechehaye, déjà président de plusieurs sociétés locales.
Au cours d’une réunion qui se tint dernièrement, le comité fut ainsi constitué : MM. Paul Sechehaye, président d’honneur ; Paul Copeaux, instituteur, président ; Sœur Lucie, directrice de l’école des filles, Albert Billotte, René Thiriet : vice-présidents ; Maurice Kleman, secrétaire général ; André Debs, adjoint ; Albert Flauder, trésorier général ; Pierre Kopp, adjoint ; Sœur Stéphanie, Mme Lebrun et MM. Lebrun, Gabriel Billotte, Joseph Bott, Jean Albarède, Louis Bonvier, Jean-Marie Flérès, Charles Gille, Hoffmann, Marcel Kleman, Henri Mangenot, Edmond Brusseaux et Charles Claude, membres.
Il fut décidé de convoquer prochainement tous les habitants de Woippy en assemblée générale afin de leur présenter les statuts et le programme de l’Union. Tout sera mis en œuvre notamment en ce qui concerne le théâtre et la musique. (RL)

Vendredi 13 août 1948
Cours de solfège.
Depuis la reconstitution de l’Union de Woippy, sous la présidence de M. Sechehaye, il avait été décidé qu’un cours de solfège serait institué, permettant ainsi aux jeunes de pouvoir se perfectionner en musique. Le 10, une quinzaine de jeunes ont répondu à cet appel et une réunion a eu lieu salle de la Mairie, sous la présidence de M. Albert Billotte et en présence de plusieurs membres du comité. M. A. Billotte, qui prend la direction des cours, a exposé aux futurs musiciens les buts essentiels. A la suite de cet exposé, il fut décidé que les cours auraient lieu deux fois par semaine. Néanmoins il est porté à la connaissance des jeunes que les inscriptions seront toujours reçues. Le premier cours commencera mardi 17, à 20 h. 30, salle du rez-de-chaussée de la Mairie.

Dimanche 22/ Lundi 23 août 1948
Cours de solfège.
Après un exposé de M. A. Billotte, directeur des cours, une distribution des livres de solfège eut lieu puis la séance commença. Les cours auront lieu tous les mardis à 20 h., salle du rez-de-chaussée de la mairie. (LL)

1949

Dimanche 20 février 1949
Les Vosnattes. A l'occasion du carnaval l’Union de Woippy organise dimanche, une grande parade carnavalesque. A 16 h., proclamation des « Vosnattes » ; à 20 h., soirée dansante avec bataille de confettis et concours de travestis.

Vendredi 25 février 1949
Bal masqué organisé par l'Union de Woippy, salle du café du Commerce pour le carnaval. Concours de travestis. (LL)

Dimanche 27 / Lundi 28 février 1949
Une vieille coutume qui renaît. Reprenant d'anciennes traditions, l'Union de Woippy organise pour les fêtes du carnaval, une cavalcade à travers la localité. Jeunes et vieux sont invités à prendre part à ces fêtes. Vous ne le regretterez pas. (LL)

Mardi 8 mars 1949
« Lorraine sous les tropiques ». Comme les années précédentes à pareille époque, l'Union de Woippy prépare la présentation de la revue-opérette qu'elle fera jouer en 1949 dans la salle Wagner le 3 avril et au Théâtre Municipal de Metz le 5.
Les jeunes acteurs et actrices, entraînés par leurs anciens, feront de leur mieux pour que la réputation de leur troupe artistique soit à la hauteur de celle qui avait déjà monté quinze revues avant 1940.
L'auteur transporte cette fois les spectateurs pas très loin en somme de Bikini, sous les tropique, où de braves Lorrains un peu dépaysés connaissent les pires dangers ; mais, grâce à la marine françaises, tout se termine fort bien… par huit mariages !
Les chants et les ballets, les scènes tragiques ou très émouvantes de « Lorraine sous les tropiques » plairont aux spectateurs habitués des revues-opérettes de Woippy et à ceux qui verront pour la première fois les jeunes employés, ouvriers et paysans du pays des fraises et leurs sœurs et cousines qui leur donnent gaiement la réplique. (RL)

Union de Woippy. L'Union de Woippy, qui s'est reconstituée et qui reprend peu à peu l'éducation artistique de ses jeunes membres, prépare pour le 3 avril, salle Wagner et pour le 5 avril au Théâtre Municipal, sa revue opérette annuelle, comme elle le faisait toujours en 1940. Le titre de celle de 1949 « Lorraine sous les Tropiques » indique où se passe l'action. L'île perdue où des gens du Val de Metz ont fait naufrage, serait un paradis s'il n'y avait pas parmi les indigènes des sorcières endiablées et anthropophages en outre.
Jeunes acteurs et actrices, musiciens, machinistes, toute la troupe théâtrale de l'Union de Woippy, ont fait de leur mieux pour que la revue 1949 soit aussi bien présentée que les 15 autres spectacles semblables donnés avant guerre. (LL)

Samedi 12 mars 1949
Cours de solfège

La première partie du cours de solfège de l'Union de Woippy vient de se terminer par une réunion à laquelle assistaient différentes personnalités de la commune et les parents d'élèves.
Au nom de M. le Maire, M. Copeaux a vivement félicité M. Albert Billotte des résultats obtenus en cinq mois seulement : deux des jeunes musiciens sont déjà capables de jouer un instrument, et les autres ont d'excellentes notions de musique.
Comme n'en doute pas le dévoué professeur de solfège, il y aura bientôt de nouveau une harmonie au pays des fraises. (RL)

Samedi 26 mars 1949
Clique-fanfare

Le reprise des répétitions se fera mardi 29 à 20 h. 30, au local habituel. Un appel est lancé aux jeunes qui désireraient entrer à la section, soit comme clairon, soit comme tambour. Se présenter au chef de clique les mardis et vendredis jours des répétitions, ou s'adresser à M. Albert Wiensberg, rue Henry-de-Ladonchamps. (RL)

Mardi 22 mars 1949
La Revue-opérette de Woippy.
« L’Union de Woippy », société postscolaire d’éducation artistique et physique, organise pour le mardi 5 avril, à 20 h. 30, au Théâtre Municipal de Metz, une soirée au cours de laquelle sera jouée la 16e revue-opérette (la seconde depuis la Libération) « Lorraine sous les Tropiques ».
Le bénéfice de cette représentation est destiné à la reconstitution de la musique et des autres sections de l’Union de Woippy.
Location à l’Hôtel de Ville de Metz comme pour les représentations habituelles du théâtre ou sur demande avant le 1er avril, à l’Union de Woippy. (RL)

Mercredi 23 mars 1949
L’Union de Woippy au Théâtre municipal.
L’année dernière, l’Union de Woippy avait présenté au Théâtre Municipal de Metz la revue-opérette « Wladimir, Cavalier roi », au bénéfice de l’Eperon Messin. Cette année la même troupe interprétera « Lorraine sous les Tropiques », en soirée le 3 avril à 20 h. 30, avec ses meilleurs acteurs, actrices et musiciens. Le bénéfice de ces représentations est destiné à reconstituer la Musique de l’Union de Woippy et les autres sections, d’éducation physique et de sports, spoliés par la guerre. Les jeunes ouvriers, paysans, employés, entraînés par les anciens ayant déjà joué plus de 15 « revues », et ceux qui ont monté le spectacle de 1949 du pays des fraises, espèrent, cette année encore, mériter par leurs scènes comiques, leurs chants et ballets, les applaudissements de la salle. Il y aura comme l’année dernière plus de 60 personnes en scène et quelques bêtes exotiques. (RL)

Union de Woippy. Après la revue opérette « Wladimir, Cavalier et Roi » jouée en 1948, pour l'Eperon messin, c'est « Lorraine sous les Tropiques » que présentera cette année la jeune troupe de l'Union de Woippy avec plus de 50 acteurs et actrices, danseuses et musiciens. Ils sont entraînés par quelques uns de leurs aînés -dont un grand-père déjà- qui a tenu des rôles depuis 16 ans pour la plupart, chaque saison d'hiver, au pays des fraises; et les scènes comiques, les chants et ballets mis au point depuis bientôt deux mois, plairont certainement aux habitués des soirées de l'Union de Woippy et aux nouveaux spectateurs.
Le comité et tous les membres de la Société s'efforcent de reconstituer la musique et les sections de sport et d'éducation physique dont tout le matériel et les équipements ont été dispersés ou détruits entre 1939 et 1945.
Nombreux seront les messins et les habitants de Woippy et des environs de la ville qui tiendront à passer une agréable soirée au théâtre le 5 avril prochain à Metz en apportant à l'Union de Woippy le précieux encouragement de leur présence ! (LL)

Dimanche 27 mars 1949
« Lorraine sous les Tropiques ».
Mardi 5 avril, à 20 h. 30, présentation de « Lorraine sous les Tropiques », 16ème revue-opérette jouée par la troupe de l’Union de Woippy, la seconde depuis la Libération au Théâtre Municipal de Metz.
La pièce, en trois actes, avec chants et ballets, est du même auteur que « Wladimir, cavalier roi », jouée en 1948 au profit de l’Eperon Messin. Plus de soixante acteurs et actrices, danseuses et figurants y prennent part avec un orchestre de professionnels et d’amateurs. La jeune troupe de l’Union de Woippy, entraînée par les anciens d’une équipe très connue depuis de longues années dans la région, est composée d’ouvriers, de paysans, d’employés et d’étudiant.
Le texte, la musique et toutes les mises en scène de l’opérette sont inédits.
Le bénéfice de la représentation est destiné à la reconstitution de la société, dont le matériel des sections de musique, d’éducation physique et de sports, a été détruit ou dispersé pendant la guerre.
Location dans les conditions habituelles pour le Théâtre Municipal à partir du jeudi 31. Réduction de 50% pour les étudiants et écoliers. (RL)

Dimanche 3 avril 1949
« Lorraine sous les Tropiques ». L'Union de Woippy présente aujourd’hui 3 avril, salle Wagner, sa 16e Revue-Opérette : « Lorraine sous les Tropiques », en matinée à 15 h., en soirée à 20 h. 30 précises.
Ces deux représentations et celle du 5 avril en soirée au Théâtre Municipal de Metz, sont données pour couvrir les dépenses nécessitées par la reconstitution de la musique et des autres sections de la société. (RL)

Voir les documents de la revue « Lorraine sous les Tropiques » : - clic -

Mardi 5 avril 1949
La population de Woippy possédait, dimanche, l'heureux privilège d'assister à un spectacle de choix et elle n'y manqua pas. Malgré le temps incertain, on enregistra une affluence considérable aux séances qui se déroulèrent, en matinée et en soirée, en la salle du Lion d'Or.
Celle de 20 h. 30 fut honorée de la présence de M. Marchand, sous-préfet de l’arrondissement de Metz-Campagne.
Pour la seizième fois, on donnait la traditionnelle « Revue de Woippy » qui, chaque année, obtient un vif succès. Interrompu en 1939, ce spectacle fut repris après la Libération et, fait nouveau, qui témoigne de son incontestable qualité, depuis l'an dernier, il est également représenté au théâtre municipal de Metz, où les applaudissements ne lui furent pas ménagés et où même certaines scènes firent sensation.
Il convient de féliciter, sans ambages, ses valeureux organisateurs, l'ancien maire M. Sechehaye et M. Copeaux, instituteur, en particulier, sans oublier tous les acteurs et actrices, amateurs fervents et bénévoles qui, depuis plusieurs mois, n'ont ménagé ni leur temps, ni leurs efforts, pour affronter les feux de la rampe et le jugement du public, avec le maximum de préparation. Tous montrent d'ailleurs une aisance sûre d'elle-même, y compris les bambins y participant, dans leurs ébats drolatiques et comme spontanés, au cours du ballet des animaux de la forêt.
L'orchestre, composé de musiciens de Woippy, M. Billotte, entre autres, auxquels des éléments messins ont apporté leur concours, a droit, lui aussi, à une mention honorable : petit par le nombre, il fut grand par ses effets et tint dignement sa place.
Les décors, parfaitement réussis, étaient l'œuvre de M. Robert Steffen, peintre-décorateur à Woippy. On se doit également de signaler que texte et partition sont de la composition du cru et absolument originaux et inédits.
Le spectacle lui-même demeure attrayant, de bout en bout. Une seule circonstance est à déplorer : l'exiguïté de la scène. Sur un plateau approprié, le rendement doit être bien meilleur et nous sommes persuadés que la représentation de Metz le prouvera.
L'intrigue astucieuse est nouée avec beaucoup d'ingéniosité et de cohésion.
« Lorraine sous les tropiques » nous entraîne dans une série d'aventures et de péripéties fortuites, qui, par moments, risqueraient de paraître dramatiques, si le ton badin de la revue, issu de l'essence même de ce genre de spectacle, ne donnait à toutes les circonstances, même les plus périlleuses, un reflet d'optimisme et de souveraine gaité.
Souligné parfois en sus par des effets du plus pur cocasse. D'ailleurs, tout finit pour le mieux dans le meilleur des mondes. L'exotisme présenté ressemble à celui qui foisonne dans les récits d'aventures à la Robinson Crusoë dont s'est abreuvée notre enfance insouciante et passionnée. Sa drôlerie même, ses anachronismes et ses inconséquences sont du meilleur aloi et lui ajoutent un attrait de plus. Les ballets sont nuancés et bien réglés et 1a plupart des mélodies tout simplement délicieuses. La distribution des rôles, à son tour, comporte des atouts fort heureux. Les costumes tant judicieusement appropriés. M. J. Bott incarne un professeur Logarythme plein d'érudition et d'autorité scientifique.
M. Kléman plante un roi cérémonieux et empathique, comme il sied à sa fonction. M. Bader personnifie à s'y méprendre un aviateur américain très typique. Quant à M. Albarède, l’éloge de sa voix chaude et suave n'est plus à faire. Mlles A. et Cl. Sechehaye, M. L. Tillement, M. P. Mangenot et M. Copeaux mènent de frénétiques sarabandes de sorcières pleines de grâce et de souplesse. Mlles A. Bilotte, R. et F. Bello et E. Montani figurent des filles des îles au charme exquis et tout à fait couleur locale. Bref, dans ce florilège, tous sont à complimenter.
Pour un groupe d'amateurs occasionnels, l'interprétation s'avère bigrement bonne. Woippy peut en tirer gloriole et fierté et il est souhaitable que les Messins viennent à nouveau les applaudir nombreux ce soir au Théâtre Municipal. Ce sera pour eux le meilleur encouragement.   V. A.

Mercredi 6 avril 1949
C'est en 1926 que le comité de l'Union de Woippy présenta pour la première fois aux habitants du village et des environs une revue dont le succès l'incita à recommencer l'année suivante.
La société avait alors une section de gymnastique, une de sports athlétiques et une excellente harmonie ; elle entraînait à la préparation militaire les jeunes c1asses qui allaient partir sous les drapeaux.
Une très bonne équipe d'acteurs et d'actrices fut peu à peu constituée, et en 1939 vraiment, la jeune troupe de Woippy pouvait déjà monter des spectacles susceptibles de satisfaire un public averti.
On venait très volontiers de Metz, de Nancy et de plus loin pour les applaudir. Depuis cinq ou six ans, au moment où la guerre éclata, les acteurs avaient réussi à créer des revues-opérettes absolument inédites, textes, mises en scènes, chœurs, ballets et toute la musique étaient l'œuvre de membres du comité de l'Union de Woippy.
Certains passages avaient un caractère nettement lorrain, parfois presque prophétique un acte de celle de 1939 se passait dans un village appelé Totorchonn au moment d'une mobilisation qui s'annonçait, hélas, prochaine !
Or, quelques mois après, le quartier général de la vaillante 42e Division d'Infanterie de Metz, s'établissait en effet à Téterchan pour la « drôle de guerre » ; malheureusement, l'occupation, les batailles, l'abandon du village de Woippy de 1939 à 1945 furent néfastes pour la société.
Après 1945, il ne restait plus rien du matériel et des équipements de l'Union de Woippy tout avait été dispersé ou détruit et les dirigeants absorbés par des travaux urgents, des besognes matérielles, sinistrés presque tous, étaient découragés.
Cependant un jour, deux ou trois d'entrer eux décidèrent de monter encore, comme autrefois, une revue-opérette et de reconstituer la société.
La première revue, « Wladimir, cavalier et roi », jouée à Woippy sous le titre « Woippy quand même, Woippy toujours ! » connut un tel succès que les membres du Comité de l'Union et les jeunes acteurs reprirent courage et confiance.
Encadrés par deux ou trois des anciens acteurs d'avant-guerre seulement, des ouvriers, des paysans, des employés et des écoliers furent peu à peu habitués à tenir la scène, à donner la réplique à leurs sœurs, à leurs cousines, à leurs camarades d'atelier ou de classe sur les « planches » de la salle Wagner, à Woippy, malheureusement trop petite et désormais sans plafond, dont la toiture même n'a eu que des réparations de fortune.
Il y fait froid en hiver. En vain les acteurs qui ne répètent pas cherchent-ils à se réchauffer un peu au café voisin.
Certains d'entre eux, travaillant de nuit, viennent répéter en hâte avant de partir à bicyclette aux usines des environs, à Hagondange, à Rombas ; d'autres, après des journées dans les ateliers de Metz ou dans les bureaux où la besogne est fatigante, viennent vite rejoindre leurs camarades dès leur travail fini, sans prendre le temps de dîner.
Les musiciens sont recrutés parmi des professionnels ou amateurs de Metz, Montigny et Woippy. Ceux de Montigny sont les mêmes depuis 1926, toujours fidèles à leur poste et font partie de la troupe au même titre que ceux du pays des fraises.
Mais pour les rassembler, pour répéter, que de difficultés à une époque où l'essence est rare et chère !
Que de difficultés aussi pour réaliser maintenant des décors, des costumes convenant aux sujets, toujours originaux et inédits des revues-opérettes !
Depuis la Libération, adoptée par le public messin bienveillant aux efforts des jeunes et des vieux de l'Union de Woippy, la revue-opérette se joue au Théâtre Municipal ou les dimensions de la scène et les décors, les éclairages permettent enfin des réalisations intéressantes.
Et peu à peu la Société se reconstitue : les premiers élèves du cours de solfège vont acheter leurs instruments... le reste viendra plus tard. Grâce aux spectacles montés annuellement autant pour l'éducation des jeunes que pour faire mieux connaître les célèbres fraises de Woippy. (RL)

Dimanche 17 avril 1949 (LL)
Vendredi 8 avril 1949
Après « Lorraine sous les Tropiques ». Après le magnifique succès remporté par la troupe de l'Union de Woippy tant à la salle Wagner qu'au Théâtre municipal de Metz, le comité remercie toutes les personnes, coiffeuses, machinistes, électriciens, commerçants et bienfaiteurs qui ont bien voulu prêter leur concours à l'organisation de la dernière revue « Lorraine sous les tropiques ». (RL)

Jeudi 21 avril 1949
« LORRAINE SOUS LES TROPIQUES » AU SABLON.
Les habitants du Sablon ont pu admirer et applaudir, dimanche, l’excellente troupe de l’Espérance, dans Mirages d'Afrique, fort bien rendue par de jeunes acteurs, dans des décors inédits.
Et voilà que pour le samedi 23 avril, une nouvelle pièce « coloniale » leur sera présentée par une Société que la plupart d'entre eux connaissent de longue date, ayant fraternisé avec ses membres depuis des années sur des terrains de concours de gymnastique, d'éducation physique, de sports, de musique… sans oublier la Fête des Fraises.
L'Union de Woippy jouera en effet sa revue-opérette de 1949 : Lorraine sous les Tropiques, qui a connu au Théâtre Municipal de Metz, le 5 avril dernier, un réel succès, puisqu'un nombreux public n'a cessé d'applaudir les jeunes acteurs et actrices, les danseuses et les musiciens du Pays des Fraises.
Par le nombre des exécutants - plus de 50 -, par le soin apporté à la présentation des tableaux, des ballets et de toutes les mises en scène, la 16e revue-opérette de Woippy mérite une mention spéciale et les spectateurs qui viendront au Café de la République, le samedi 23, seront certainement intéressés par la jeune troupe bien entraînée désormais, de l'Union.
Un bal sera donné après la représentation, au cours duquel l'orchestre de la revue fera danser les acteurs et actrices avec leurs amis de Sablon, ce qui resserrera les liens d'amitié des sociétés locales avec celle de leurs visiteurs. (RL)

Samedi 23 avril 1949
« Lorraine sous les Tropiques » au Sablon.
Ce soir à 20 h. 30, dans la grande salle du Café de la République à Metz-Sablon dernière représentation de « Lorraine sous les Tropiques », la 16ème Revue-opérette de l’Union de Woippy, présentée par la jeune troupe déjà connue à Metz au Théâtre Municipal et dans les environs, secondée sur place par l’équipe des décorateurs, machinistes et électriciens très compétents de l’Espérance du Sablon, avec bal après la représentation. (RL)

Jeudi 30 juin 1949
Assemblée générale de l’Union.
L’union de Woippy, dont les sections de gymnastique, de musique et de théâtre ont remporté avant la guerre des succès enviables aussi bien sur le plan départemental que sur le plan national, est reconstituée depuis un an à peine. Cependant, sa section théâtrale a déjà donné plusieurs représentations à Woippy et à Metz et sa section musicale est en voie de reconstitution. Elle tiendra, samedi 2 juillet, à 20 h. 30, sa première assemblée générale au café Natier. A cette occasion elle invite tous les sympathisants à honorer cette réunion de leur présence. A l’ordre du jour : Rapport moral, rapport financier, élection du comité et diverses autres questions importantes. (RL)

Vendredi 1er juillet 1949
L’Union de Woippy invite ses membres et les sympathisants à son assemblée générale qui se tiendra samedi, au café Natier, à 20 h. 30. (LL)

Mercredi 13 juillet 1949
Le nouveau comité de l’Union.
Au cours de sa récente assemblée générale l’Union de Woippy a procédé à la réélection de son comité, qui, au cours de sa première séance, s’est constitué comme suit :
Président d’honneur : M. Sechehaye ; président : M. Copeaux ; vice-présidents : MM. le Dr Scharf et R. Thiriet ; secrétaire : M. Hoffmann ; secrétaire-adjoint : MM. A. Debs et V. Adam ; trésorier : M. P. Kopp ; trésorier-adjoint : M. G. Billotte ; chef de la section musicale : M. A. Billotte ; directeur artistique : M. Gille ; assesseurs : MM. Kocher, Bonvier, Marcel Kléman et Albarède.
Il est fait aux jeunes un appel pressant pour la fréquentation des cours de solfège donnés par un jeune professeur, tous les mardis et jeudis à 19 h. 30, salle Natier. Les inscriptions seront reçues chez M. Albert Billotte jusqu’au 1er août, dernier délai. (RL)

Vendredi 29 juillet 1949
Union. Réunion des actrices et acteurs ainsi que des personnes ayant prêté leur concours pour la saison théâtrale 48-49, le samedi 30 juillet, à 20 heures, salle Natier.
Les jeunes gens désireux de suivre le prochain cours de solfège, donné par M. Lemaire, professeur au Conservatoire, sont invités à se faire inscrire de toute urgence chez M. Albert Billotte ou au cours même, qui aura lieu tous les mardis, à 19 h. 30, à la salle Natier. (RL)

Jeudi 25 août 1949
Fête patronale dimanche, lundi et mardi 28, 29 et 30 août, organisée par l’Union et le Football-Club. Grand bal dans deux salles et sur la place, avec le concours des orchestres de la Philharmonie du Sablon. Jeux de quilles avec prix : bicyclette, porcelet, etc. Manèges de toutes sortes. Soucieux de faire revivre les anciennes traditions, les organisateurs se proposent d’installer un bal champêtre avec entrée libre. (LL)

Dimanche 28 / Lundi 29 août 1949
Fête patronale. - Aujourd’hui, lundi et mardi, grand bal dans les deux salles et sur la place habituelle, avec le concours des orchestres de la Philharmonie du Sablon. Jeux de quilles avec de nombreux prix, tels que bicyclette, porcelet, etc., manèges pour enfants.
Les sociétés locales, avec leur drapeau, ainsi que toute la population sont invités à participer à la cérémonie du lendemain. (LL)

Lundi 14 novembre 1949
Les jeunes préparent la saison théâtrale.

Comme tous les ans à pareille époque les jeunes de Woippy commencent à se préoccuper des soirées théâtrales qui les intéressent vivement et pour la préparation desquelles ils sont encouragés par quelques personnes dévouées.
Il y aura probablement encore cet hiver un ou deux spectacles avec divers intermèdes artistiques, et des ballets, naturellement par les élèves de l'école des filles, sous la direction de sœur Schneider.
L'Union de Woippy convoque le mardi 15 novembre non seulement son comité mais encore tous les membres qui ont l'intention de jouer dans les pièces plus classiques figurant au programme d'une première soirée vers la fin de décembre ; et puis aussi tous les acteurs, actrices et musiciens qui espèrent pouvoir présenter au public cette année encore une « Revue », la 18ème !
La réunion aura lieu à 20 heures, au café Natier, sous la présidence de M. P. Copeaux, directeur des écoles, l'animateur si dévoué de l’Union de Woippy depuis la libération. (LL)

Mardi 22 novembre 1949
ORGANISATION DES SOIREES THEATRALES

Les acteurs et actrices de l’Union de Woippy sont convoqués à nouveau le mercredi 23 novembre, à 20 h., chez Bader, pour une lecture des pièces et une répartition de rôles. (LL)

1950

Vendredi 6 janvier 1950
L'Union prépare une soirée théâtrale

Depuis quelque temps, il y a un remue-ménage à l'Union de Woippy. Les jeunes gens étudient fièvreusement leurs rôles pour une soirée théâtrale qui sera donnée prochainement et qui promet un succès éclatant. L'action sera menée par les artistes qui se sont déjà fait applaudir en maintes occasions. (RL)

Samedi 7 janvier 1950
LA BELLE ACTIVITÉ DE L'UNION

Si l'Union de Woippy ne peut plus consacrer autant de son activité à l’éducation physique des jeunes du village, c'est faute d'un terrain suffisamment aménagé, d'un préau couvert, et des moyens matériels dont elle a été privée depuis la guerre ; ses dirigeants ne désespèrent pas cependant de pouvoir reprendre un jour l'enseignement de gymnastique éducative au moins et des sports athlétiques, convenant aux uns et aux autres, suivant leur âge et leurs aptitudes naturelles.
Les jeunes filles ne sont pas oubliées dans ce programme, surtout que l’Union de Woippy est affiliée à la Fédération Sportive de France, dont l'organisation à ce point de vue est parfaitement au point et la plus puissante de tout notre pays.
En attendant, les répétitions de théâtre activement poursuivies en vue d'une soirée qui sera donnée dès ce mois de janvier, dans la salle du Lion-d'Or, dont la scène serait aménagée au mieux ; il faut féliciter les jeunes gens et les jeunes filles, qui consacrent leur activité à ces répétitions en dehors de leurs heures de travail : c'est infiniment plus profitable pour eux que de jouer aux cartes, ou de lire des revues plus ou moins éducatives, sinon néfastes comme influence sur leur mentalité.
Ils se perfectionnent dans l'étude de la langue française, apprennent sang peiner plus qu'il n'est nécessaire, beaucoup de l'histoire de la France et des mœurs et coutumes des différentes régions et des différents milieux sociaux, sont entraînés à évoluer avec plus d'aisance parmi leurs amis et connaissances, et à distinguer ce qu'il convient de dire ou de faire en tettes ou telles circonstances.
Bon courage à nos jeunes acteurs et actrices, déjà fort appréciés du public pour la plupart… et à ceux qui les conseillent. (LL)

A quand la première sortie de 1a musique ?
Petit à petit, tout reprend dans la commune de ce qui fut utile et agréable avant la guerre et qui n'a pu être remis sur pieds jusqu’à ce jour faute de moyens. Ce n'est pas facile, mais il y a encore des gens dévoués et actifs au pays des fraises. Leurs concitoyens leur doivent, ou devraient, une sincère reconnaissance.
Ceux qui se sont donné pour but de remonter la musique sont particulièrement méritants, M Joseph Bott a déjà réussi, lui qui fut trompette dans la garde mobile et adjudant de gendarmerie, à rassembler une fanfare brillante mais dont il dit lui-même qu'elle est insuffisante pour les cérémonies locales, ses clairons, trompettes et tambours ne pouvant naturellement jouer que des marche et les sonneries réglementaires. (LL)

Mardi 10 janvier 1950
L'effort en faveur de la musique va croissant

Dans l'une de nos dernières éditions, nous avons mentionné les efforts faits par Joseph Bott pour qu'il y ait au moins une fanfare dans la commune, où l'on aime la musique et où M. Pierre Wilhelm, avant la guerre, conduisait avec dévouement une harmonie bien instruite.
Nous devons faire connaître maintenant, pour être justes, l'activité de l'Union de Woippy dans ce domaine et les initiatives heureuses prises par M. Albert Billotte, qui fut le premier instructeur d'un cours de solfège et de musique organisé par ses soins depuis la libération.
Il a continué depuis l'année dernière, à s'intéresser à la question et l’Union de Woippy, en faisant de la propagande parmi les jeunes et en avançant de l'argent pour l’achat des instruments. On peut maintenant espérer qu'une phalange de débutants se fera bientôt entendre, car un nouveau professeur se déplace d’Hagondange chaque semaine pour les cours.
Sous la direction de M. Lemaire, musicien très compétent et zélé, les jeunes élèves font faire des progrès certains, et bientôt, ils pourront au moins jouer « La Marche lorraine » et « La Marseillaise » comme au beau temps de jadis en attendant un programme plus varié. (LL)

Vendredi 20 janvier 1950
La première représentation théâtrale de l’Union

Ce n'est pas dimanche prochain, comme on l'avait d'abord cru que l'Union donnera sa première représentation théâtrale, mais le 29 janvier, en matinée et en soirée.
Les acteurs et actrices, sous la direction de M. P. Copeaux et de M. Hoffmann, instituteurs, achèvent de mettre au point les deux pièces : « Les petits oiseaux » et « La maison du passeur ».
Ils ont tous un certain mérite à venir aux répétitions le soir après leur travail, d'autant plus qu'il fait bien froid maintenant dans la grande salle du Lion d'Or, leurs concitoyens auront à cœur de leur prouver leur reconnaissance et de les aider, quand le moment sera venu, pour que l'Union continue sa tâche éducatrice. (LL)

Mercredi 25 janvier 1950
L'Union prépare sa première soirée théâtrale de 1950

Une réunion importante du comité de l’Union s'est déroulée lundi, sous la présidence de M. Hoffmann, instituteur : il fallait mettre au point la préparation de la première soirée théâtrale de 1950 qui sera donnée le 29 janvier, à 20 h., dans la grande salle du Lion d'Or.
Répétition générale, à bureaux ouverts, en matinée à 14 h. 30, surtout réservée aux enfants et aux personnes âgées.
Les équipes de machinistes, électriciens et accessoiristes sont convoquées pour l'aménagement de la scène jeudi, à 20 h. ; les musiciens sont invités à se mettre en rapport avec M. Albert Billotte.
Le chauffage de la salle est assuré à partir du samedi 28 janvier. (LL)

Vendredi 27 janvier 1950
Une soirée théâtrale riche de promesses

Dimanche, l'Union donnera la première soirée théâtrale de la saison 1950, dans la salle du Lion d'Or, à 20 h. 30.
Les meilleurs acteurs et actrices de la troupe joueront ce soir-là avec leur entrain bien connu, et les spectateurs auront en outre la bonne fortune d'entendre les musiciens de Saulny, dont la fanfare reconstituée se déplacera ce soir-là au pays des fraises.
Les dernières répétitions des « Petits Oiseaux », pièce en trois actes, à la fois comique et très émouvante, et de « La maison du passeur », drame militaire héroïque, permettent d'affirmer que la soirée du 29 janvier sera une belle réussite.
Le bénéfice de la représentation est destiné à la réorganisation de la musique et des sections d'éducation physique et sportives de l'Union. (LL)

Mardi 31 janvier 1950
La première soirée théâtrale de la saison a connu un très large succès

L'Union a justifié son titre de société d'éducation postscolaire artistique dimanche, en soirée, dans la salle du Lion d'Or, où le public nombreux malgré le froid n'a pas ménagé ses applaudissements aux acteurs et actrices de « Petits Oiseaux » et de « La Maison du Passeur ».
Dans des décors réalisés par Charles Gilles et Pierre Kopp, les deux pièces ont été vraiment fort bien jouées et s'il convient de féliciter tout le comité de la société de son activité à cette occasion, une grande part des louanges revient à M. Hoffmann, qui a dirigé les répétitions et préparé la mise en scène.
L'excellente musique de Saulny, dont la chorale est bien au point, a été chaleureusement applaudie pour sa part, et M. Muller, son chef, peut être fier des résultats obtenus avec ses anciens musiciens et les dames et jeunes filles qui chantent si bien.
M. Jungling, maire, quoique souffrant, M. Mangenot, adjoint, M. le curé, le Dr. Scharff, le personnel enseignant et de nombreuses personnalités de la commune avaient tenu à assister à la représentation qui ne les a certes pas déçus car ils ne ménagèrent pas leurs encouragements à M. Copeaux, président de l'Union, en le félicitant des résultats obtenus.
ET L'ON PARLE DÉJA DE « LA REVUE »
Les lampions étaient à peine éteints sur la scène de la salle du Lion d'Or que l'on parlait déjà de la prochaine revue, la dix-huitième !
Lecture de la pièce, mercredi, à 20 heures, chez Bader. L'auteur et le comité de l'Union invitent tous les acteurs et actrices décidés à jouer à venir comme les années précédentes. (LL)

Mercredi 1er février 1950
Léon HENRY a chanté dimanche

Il y avait un temps déjà que notre excellent ami, M. Léon Henry, n’était pas monté sur les planches. Il a fait une rentrée sensationnelle dimanche dernier, en tenue de pompier, pour aider « l'Union ». Ses deux chansons furent applaudies et contribuèrent à maintenir la bonne humeur dans la salle au moment d'une fâcheuse panne d'électricité, heureusement de brève durée.

Vendredi 3 février 1950
L’Union de Woippy convoque ses acteurs et actrices…

C'est ce vendredi, à 20 h., chez Paulin, que la distribution des rôles de la revue 1950 aura lieu, ainsi que le concours annuel pour le titre à lui donner. Après quoi les répétitions commenceront pour que « la 18ème » soit applaudie au moins autant que les précédentes. (LL)

Mardi 14 février 1950
Plus soutenue dans ses efforts
« L’Union de Woippy » serait la plus belle des sociétés locales

L’Union de Woippy n’est plus à présenter. Sa grande activité, avant-guerre, lui assurait déjà suffisamment de renom, auquel s’ajoutait la célébrité croissante de ses revues annuelles. Elle s’apprête, en ce moment, à jouer sa dix-huitième. Les premières répétitions ne tarderont pas à commencer et pour la mi-mars, le spectacle semble pouvoir être mis sur pied.
Si l’on fait le point de la situation actuelle au sein de cette magnifique société, jadis si dynamique et si florissante, on ne manque pas cependant de rester stupéfait, voire inquiet de la tournure des choses.
Grandeur et décadence
Société post-scolaire d’éducation physique et artistique, à l’époque de sa splendeur, l’Union possédait des sections bien garnies où tout marchait rondement : gymnastique, musique, théâtre, sport. On s’engouait pour venir grossir leurs rangs dans un élan unanime entre jeunes et vieux. Aujourd’hui, il n’en est hélas plus de même. Pourtant, la sympathie de la population lui reste acquise, aussi bien que celle des pouvoirs publics. Mais à divers échelons, la guerre y a aussi, comme en bien des domaines, commis ses sévices, dont le plus inquiétants sur le plan moral. Ceci se traduit en premier lieu, dans le manque d’enthousiasme au sein même du comité, aux réunions duquel on voit toujours les mêmes têtes (la minorité) et auxquelles les mêmes (la majorité) sont toujours absents.
Le problème moral

Notre cliché représente l'état actuel de la salle d'œuvre, où l'Union donnait ses représentations théâtrales et en particulier ses revues, dont plusieurs furent jouées au Théâtre municipal de Metz.
Parmi les pierres informes et les gravats, des lambeaux de décors gisent le long du mur, glorieux et ultimes vestiges de la splendeur d'antan. (Photo R. L.)
C’est ici qu’on doit soulever le grave problème moral de la désaffection, du détachement et de l’abandon. Le délaissement par les « anciens » qui ont « fait leur temps », ne serait pas aussi préjudiciable, s’il ne s’avérait pas d’une immense portée au moment même où les « jeunes » auraient tant besoin qu’on les retienne. Pour son action éducative sur les jeunes d’âge post-scolaire, l’Union comptait sur son ossature composée surtout d’instituteurs ou autres membres du corps enseignant. Le prestige dont celui-ci jouissait autrefois, était déjà une garantie et le respect qu’on lui portait, lui permettait de bien prendre cette jeunesse en main.
Le redressement possible et nécessaire
Tout n’est néanmoins pas irrévocablement perdu. Chez maints jeunes brûle encore ce « feu sacré » qu’il faut à tout prix entretenir et vérifier. C’est la cas pour la musique, par exemple, domaine dans lequel des maîtres dévoués et compétents se dépensent sans compter. C’est là que les vétérans devraient surtout rendosser le harnais pour épauler toutes ces bonnes volontés naissantes et par là-même encore hésitantes. En matière théâtrale, il faudrait également redonner l’impulsion pour ne plus assister à cette carence d’acteurs et cette indiscipline dans la fréquentation au cours des répétitions. Certes, des causes extérieures entrent en jeu : l’absence de salle appropriée, le manque de matériel, etc. dues la plupart aux spoliations et destructions de la guerre. L’Union ne peut donc pour l’instant compter que sur ses faibles possibilités et le soutien que ses sympathisants apportent à ses efforts. Cet appui cependant ne doit pas rester sporadique et désordonné, mais se concerter : le nom même de la société ne prône-t-il pas ce beau symbole de l’union, capable encore d’opérer le miracle attendu et d’où rejailliraient les splendeurs effacées d’antan…
Ce n’est, bien sûr, qu’un rêve comme tant d’autres, mais il n’est nullement insensé. Par de plus grandes libéralités, de plus nombreuses présences aux diverses soirées que l’Union organise, on récompenserait non seulement le zèle de ceux qui se donnent à la tâche entreprise, mais on assurerait déjà une situation financière plus saine et plus aisée à la société. Ce serait déjà un point d’acquis. Par une plus grande générosité de sa personne, une plus haute abnégation, un plus pur dévouement, on lui redonnerait cette vigueur proche de la plénitude. Et de par ses attributions qui la placent déjà sut un terrain avantageux, l’Union de Woippy pourrait, avec ce retour de prospérité, s’affirmer la plus belle des sociétés locales. C’est, du reste, ce que nous lui souhaitons de tout cœur. V.A. (RL)


A gauche du presbytère, la salle du patronage ou salle d'œuvres avant 1940 et après en 1945.

Dimanche 12 février 1950
RÉPÉTITIONS ACCÉLÉRÉES DE LA 18e REVUE

La 18e « Revue de Woippy » devant être jouée le 12 mars au plus tard, le comité de l'Union a multiplié les répétitions et fait appel à la bonne volonté de tous les acteurs, actrices, figurants, musiciens, machinistes et électriciens pour qu'ils répondent exactement aux convocations.

Mardi 21 février 1950
Après le bal…

Le bal du 19 février, organisé par l'Union de Woippy dans la salle Natier, inaugurait le carnaval au soir d'une vraie journée de printemps.
A dire vrai, il y eut peu de travestis parmi les danseurs, entraînés par un trio de musiciens sympathiques, mais les concurrents qui se sont présentés au jury avaient fait preuve de bon goût et les déguisements étaient originaux.
Le premier prix fut attribué à M. et Mlle Remiatte, en « mariés » très amusants et dont l'incognito était bien gardé : il y eut une surprise générale quand on découvrit que la fille en jaquette conduisait son père en robe blanche !
Le second prix échut à « Laurel et Hardy », alias MM. Heinfling et Terzi, et d'autres récompenses furent distribuées impartialement par les jurés à des travestis qui le méritaient. (LL)

Samedi 25 février 1950
Dans la Lune…

La presse a publié ces jours derniers des articles et d'impressionnantes photographies concernant un voyage dans la Lune. Il y a belle lurette qu'on a prévu ça à Woippy !
L'aérofusée interplanétaire n'attend que son équipage pour partir ; il n'y a plus qu'à mettre au point que quelques… chansons et ballets avant le démarrage foudroyant vers l'astre cher à Pierrot, vers Vénus et Mars.
Les heureux bénéficiaires du Grand Prix de l'Institut Fraisier feront dans ces planètes d'étonnantes et charmantes rencontres ; et la 18e revue connaîtra le même succès que les précédentes, malgré les difficultés de l'heure actuelle.
Première répétition avec musique dimanche 26 février, à 20 h. précises, au Lion d'Or. (LL)

CONCOURS DU TITRE
Comme tous les ans, le comité de l'Union de Woippy organise un concours entre tous ses adhérents pour le choix du titre de l'opérette-revue qui sera jouée le 12 mars prochain.
Les répétitions ont permis aux intéressés de se rendre compte des scènes prévues par l'auteur et de proposer au jury, composé des acteurs eux-mêmes, votant au scrutin secret, un titre original qui sera adopté dimanche soir, à 21 h. 15, au Lion d'Or. Remettre les bulletins sous pli fermé, avec le nom du concurrent à l'intérieur, à l'auteur, à l'entrée de la salle. (LL)

Mercredi 1er mars 1950
LA 18e REVUE DE WOIPPY

Elle sera jouée le 12 mars, en matinée et en soirée, au Lion d'Or par toute la troupe de l'Union.
Un orchestre renforcé de musiciens professionnels et amateurs prêtera son concours ainsi que le corps de ballet de S. Schneider.
« Woippy en fusée volante », tel est le titre très dynamique de la revue que la population attend avec impatience et curiosité. (LL)

Jeudi 2 mars 1950
MUSICIENS, CHORISTES, DANSEUSES, EN PLACE !

Tous les acteurs, actrices, danseurs et musiciens de Woippy et environs de la troupe qui jouera la « Reine » le 12 mars prochain, sont convoqués pour le samedi 4 mars à 20 heures très précises au Lion d'Or. Répétition en musique avec l'orchestre complet. (LL)

Vendredi 10 mars 1950
Woippy en fusée volante !

C'est le titre de la 18e revue qui sera jouée au pays des fraises, dimanche 12 mars, à 20 h. 30, dans la grande salle du Lion d'Or, après une répétition générale à 14 h. 30, à bureaux ouverts, plutôt réservée aux personnes âgées et aux enfants, ou à ceux qui ne peuvent venir de nuit à Woippy.
Acteurs, actrices, petites danseuses, figurants, machinistes, électriciens et artistes musiciens, tous ont travaillé ferme tous les soirs, pendant un bon mois, pour mettre en scène un spectacle gai, bien présenté et parfois émouvant.
Tout en continuant avec son dévouement sans limites ses soins aux malades, la directrice habituelle des ballets a réalisé des ensembles très réussis.
D'excellents musiciens de Montigny renforceront l'orchestre symphonique local, très entraîné à accompagner les « Revues de Woippy ». (LL)

Lorsque Woippy se transporte en l'an 2000...

Avant la représentation, acteurs et actrices ont posé pour le photographe. (Photo R. L.)

Mardi 14 mars 1950
La « revue de Woippy » a été acclamée par un public enthousiaste

Depuis 17 ans, la revue du « Pays des Fraises », est devenue une manifestation traditionnelle.
Cette année, elle a été applaudie chaleureusement, dimanche dernier, salle du Lion d'Or, où R. Steffen avait réalisé trois ravissants décors.
Depuis un prologue faussement tragique annoncé par l'auteur, jusqu'au final, toujours chanté par la jeune troupe sur le même air, entrées, tableaux, chants, ballets furent présentés aux spectateurs, trop serrés, par des acteurs dignes de professionnels. Quittant la terre par l'aérofusée de « L'Interplanétaire », deux jeunes Woippyciens s’en allèrent gaîment dans la Lune, Vénus et mars, pour la plus grande joie du public. Au premier astre ils assistèrent à un splendide ballet des « Lunatic'girls », monté par Suzanne Schneider, avec les petites filles des écoles, habillées avec un goût parfait. Dans Vénus, les voyageurs ne rencontrèrent pas seulement les plus belles dames, mais aussi le berger Pâris, devenu, après sa mort, président du jury des concours de beauté. Dans Mars, enfin, nos amis parlèrent longuement avec Achille, au talon sensible ; Fabert, Ney et même sainte Jeanne d'Arc et là, le dialogue devint émouvant et se termina sur une note patriotique. De jolies cantinières dansèrent un ballet rythmique très étudié et des gardes françaises, impeccables, rendirent les honneurs.
Parmi les spectateurs de cette soirée unique, nous avons noté la présence de M. le sous-préfet et Mme Marchand ; du colonel Franchi ; du marquis de Marin, représentant le maire de Metz ; de M. de Chevigny, maire de Colmey ; de M. l'inspecteur principal des eaux et forêts De Montbel et, bien entendu, de nombreuses personnalités messines.
M. le maire de Woippy, ses adjoints ; M. le curé ; MM. les instituteurs et les sœurs enseignantes, tous les présidents des sociétés locales et un public enthousiaste ne ménagèrent ni leurs applaudissements ni leurs félicitations à M. Copeaux, directeur des écoles, président de l'Union, aux vieux et jeunes acteurs et actrices, électriciens, machinistes, et à l'orchestre, dont l'entrain et le travail acharné avaient permis la réalisation de « Woippy en fusée volante ».
La 18e revue sera jouée de nouveau le samedi 18 mars, en soirée, dans la même salle. (LL)

La revue de Woippy a remporté un magnifique succès
Malgré la pluie, la revue de Woippy : « Woippy en fusée volante » a connu un beau succès, tant en matinée qu’en soirée. Curieux mélange de mythologie et d'anticipations sur la civilisation interplanétaire, cette amusante fantaisie nous a distraits pendant quelques heures.
La richesse des costumes, la nouveauté des décors, la valeur de l’interprétation, autant de facteurs de la brillante réussite de cette revue, la 18e du genre. Tout ce monde aimable évolue sur des planches avec aisance, les chants sont bien interprétés, la musique bien rendue par l'orchestre. Dans le florilège des artistes, il est difficile de décerner des éloges : tous méritent des félicitations. Il convient également de mentionner l'auteur, les actifs dirigeants de l'Union de Woippy, les accessoiristes, etc.
Dans cette nouvelle .revue, tout est rendu véridique, même la télévision, le départ de la fusée volante pour Mars, via la Lune et Vénus. Des quiproquos amusants, des facéties aimables tiennent les spectateurs en haleine.
Ce spectacle, qui, vu son succès, sera repris samedi, en soirée, laisse bien présager pour l’avenir.
Parmi les personnalités qui assistaient à cette belle fête, notons M. MARCHAND, sous-préfet de Metz-Campagne ; M. DE MARIN, adjoint au maire de Metz, représentant M. MONDON ; M. JUNGLING, maire de Woippy ; M. l'abbé GUENOT. Une gerbe de fleurs fut offerte à Mmes MARCHAND et JUNGLING.

Voir les documents de la revue « Woippy en fusée volante » : - clic -

Mardi 14 mars 1950
Dimanche, c'était pour l'Union de Woippy le grand événement de la saison : on donnait en la salle du Lion d'Or, en présence de plusieurs autorités locales et régionales, la traditionnelle revue annuelle entrée dans les habitudes.
La présente, la dix-huitième du genre, nous menait, comme il a été déjà relaté, parmi les mondes interplanétaires.

Une plaisante fantaisie

Au milieu des Martiens, le bouillant Achille, semble trouver aussi charmantes les jolies cantinières, modèle Révolution Française, que les belles captives, modèle Guerre de Troie.
On n'a pas craint, pour distraire la galerie, les anachronismes les plus hardis et les légendes mythologiques rejoignent, à travers les âges, les anticipations à la Wells sur la locomotion interplanétaire. La majeure partie de l'action, au fait, se déroule dans de présumés décors martiens. Nous voyons donc deux Woyppiciens qui ont gagné le gros lot de 70 milliards (cela se passe dans l'avenir) à la Loterie Nationale et décident de se payer un voyage à la lune en fusée volante. Ils atterrissent successivement sur Mars, Vénus et la Lune où ils retrouvent assemblés tous les guerriers tombés au champ d’honneur : Achille, Pâris, Jeanne d’Arc, les maréchaux Fabert et Ney en particulier, des déesses ou femmes célèbres, comme Vénus ou la Joconde, des personnages allégoriques comme Pierrot, une star de Hollywood, etc.
On retrouve en gros, sur les planches, le florilège des acteurs et actrices habituels. Les costumes sont rutilants. Le ballet des fillettes est également délicieux. Les chants nouveaux sur les airs habituels sont bien amenés, l’orchestre tient bien sa partie.
Tout ce monde là est des plus charmants.
Pour le spectacle, tous sont à féliciter : l’auteur, les participants comme les organisateurs et les accessoiristes. Ils peuvent, à juste titre, être fiers du succès remporté par cette 18e revue qui sera d’ailleurs rejouée samedi prochain. V.A. (RL)

Jeudi 16 mars 1950
« Woippy en fusée volante »

Le succès de la dix-huitième revue de Woippy, jouée le 12 mars dernier, fut tel qu'il a incité le comité de l'Union à donner une nouvelle soirée, le samedi 18 mars, à 20 h. 30, salle du Lion-d'Or.
Beaucoup de personnes n'ayant pu se déplacer le 12 ont déjà retenu des places par correspondance et, d'autre part, un car de la ville reprendra, à 23 h. 45, à Woippy, les spectateurs qui voudraient rentrer à Metz et environs. Terminus à Metz, gare centrale, à minuit.
Pour se rendre à Woippy, les citadins pourront emprunter les cars de la ligne des Quatre-Bornes, qui s'arrêtent à un kilomètre du centre du village tous les quarts d'heure, jusqu'à 20 heures.
Réunion à 20 heures précises, aujourd'hui, au Lion-d'Or, de tous les acteurs et actrices de la revue qui sera rejouée samedi, en soirée. (LL)

Vendredi 17 mars 1950
La 18e Revue

Rappelons que samedi, à 20 h. 30, salle Natier, l'Union de Woippy rejouera « Woippy en fusée volante ».
Les places peuvent être retenues d'avance.
Un car partira à 23 h. 50 de Woippy pour la gare centrale à Metz. (LL)

Samedi 18 mars 1950
LA 18e REVUE SERA JOUÉE QUAND MEME !

L'état de santé alarmant du doyen des acteurs, ces jours derniers, a fait craindre que la représentation prévue pour ce soir ne puisse avoir lieu.
Mais il va mieux et le comité a d'ailleurs pris les précautions utiles. Et l'auteur, fort mal en point depuis une dizaine de jours, conduira l'orchestre tout de même, comme il l'a toujours fait depuis dix-sept années déjà ! (LL)

Mercredi 22 mars 1950

C'est là le titre de la 18e revue donnée avec le concours de toutes les bonnes volontés de la Cité des Fraises.
On y a fort applaudi le ballet exécuté par les fillettes de l'école. (Photo RL) (RL)

Jeudi 11 mai 1950
L'Union de Woippy fait le point

Réunion importante du comité de l'Union pour l'étude de diverses questions concernant la société et notamment pour la réorganisation des cours de musique aux débutants.
Les dispositions nécessaires ont été prises pour que les jeunes élèves puissent continuer dans de bonnes conditions et deviennent sous peu aptes à jouer des ensembles.
Pour l'élection de la Reine des Fraises, l’Union présentera celles de ses membres qui voudront bien être candidates à l'occasion du bal du 4 juin.

Mardi 28 novembre 1950
L'UNION DE WOIPPY SE RÉVEILLE

Reprenant son activité éducative et artistique, l'Union de Woippy prépare une soirée théâtrale.
Il ne s'agit pas encore de la « Revue » traditionnelle, mais de pièces plus classiques. Acteurs et actrices, mettez-vous en rapport, dès maintenant, avec M. Hoffmann, qui a bien voulu se charger de mettre l'affaire en route, aidé de R. Feyte. (LL)

1951

Vendredi 23 février 1951
Soirée récréative de l'Union

Dimanche l'Union organisera sa première soirée théâtrale de la saison. Encouragés par leurs succès antérieurs les artistes de la troupe présenteront cette fois un spectacle de grand choix.
Dans une salle parfaitement rénovée et sur une scène aux décors renouvelés,, ils interpréteront plusieurs pièces parmi lesquelles « Le voyage de Monsieur Périchon », comédie spirituelle en 4 actes qui saura captiver les spectateurs. Ouverture des portes à 19 h. 30. Rideau 20 h. (RL)

Mercredi 28 février 1950
Excellente première théâtrale de l'Union

Dimanche, la Troupe de l'Union se présentait pour la première lois de l’année au public. Au programme : « Mme Ducordon a rêvé de chat », deux actes ; « Le voyage de M. Périchon », quatre actes ; « Bombes atomiques à la portée de tous », un acte. Le répertoire permit de juger et d'apprécier les possibilités certaines et le désir de bien faire de tous. Quelques anciens ont fait de réels progrès, d'autres sont restés égaux à eux-mêmes, les nouveaux ont montré d'excellentes dispositions, mais devraient tenir leur rôle avec un peu plus de sérieux. Il convient cependant de souligner le naturel et la facilité de M. Maurice Bader et de Mlle Pierrette Kopp qui firent un excellent ménage Périchon.
Remercions les organisateurs, et particulièrement, MM. Copeaux, président et Hoffmann, régisseur, pour la brillante soirée qu'ils ont donnée à un public qui boudait quelque peu les bals ces derniers temps et souhaitons que des jours meilleurs permettent à cette société de reprendre toutes les activités qu'elle connaissait avant-guerre.

Mercredi 7 mars 1951
On parle de la revue !

Devant le succès remporté lors de la dernière soirée théâtrale, l’Union convoque une réunion au Café du Lion d'Or, jeudi 8, à 20 h., pour préparer sa revue 1951. L'auteur des précédentes a retenu cette année un sujet de brillante actualité et le spectacle promet de surclasser tous ceux qui l'ont précédé. Pour monter cette revue, le comité fait appel à toutes les bonnes volontés, acteurs et actrices, anciens ou aspirants : un chaleureux accueil leur sera réservé et les rôles leur seront éventuellement distribués.

Mardi 13 mars 1951
L'Union de Woippy tiendra son assemblée générale annuelle le samedi 17 mars, à 20 h., à la salle du Café du Commerce. Après le compte-rendu moral et financier de la société, il sera procédé au renouvellement du comité. Tous les membres sont cordialement invités. (RL)

Jeudi 15 mars 1951
Concours du titre de la revue 1951

Comme les années précédentes, le concours du titre de la Revue aura lieu après la troisième répétition. Les titres devront être courts et se rapporter au sujet de la pièce.
Ils seront remis sous pli fermé et porteront au verso le nom de leur auteur ; chaque enveloppe peut contenir plusieurs titres. Le jury, composé de membres du comité pourra combiner plusieurs propositions et dans ce cas le prix de 500 fr. sera partagé entre les gagnants. Prochaine répétition aujourd’hui jeudi à 20 heures. (RL)

Samedi 31 mars 1951
Union de Woippy.
Réunion des membres du comité disponibles, demain dimanche, ler avril, à 11 h., café Natier, pour l'organisation de la revue.

Mardi 17 avril 1950
Union de Woippy

L'activité de la section théâtrale est particulièrement importante en ce moment car il s'agit de monter la 19e Revue-Opérette qui sera bientôt annoncée par des affiches au public de Metz, Woippy et environs.
Plus de 50 acteurs, actrices danseuses et musiciens présenteront le 29 avril un spectacle digne de l'intéressante société postscolaire d'éducation artistique du pays des fraises.
Pour mettre tout au point, réunion du Comité des acteurs, actrices, machinistes, électriciens, le dimanche 22 avril à 11 h., 1er étage, chez M. Wagner. (RL)

Samedi 21 avril 1951
UNION DE WOIPPY

Répétition générale des mises en scènes, chants et ballets avec tout l'orchestre, et en costumes, le jeudi 26 avril, à 20 h., salle M. Wagner. Réunion des acteurs et actrices auparavant à l9 h. 30.

Mardi 24 avril 1951
LA 19e REVUE DE WOIPPY S'ANNONCE SOUS DE BONS AUGURES

A chacune de ses rééditions, la Revue à Woippy, marque un point culminant, en ce sens que chaque année, elle reste l’événement théâtrale attendu parce qu’elle lie des faits communs de la cité des fraises à des événements actuels d'un ordre plus général et plus universel, sinon à des anticipations aussi hardies qu’inattendues dont H.G. Welles ne rougirait pas.
Cette année, nous serons tout particulièrement choyés : en effet, on nous mêle, sur des ailes de la fantaisie, bien entendu, pour respecter la tradition, aux arcanes et aux intrigues de sérail des maharadjahs et des maharanis, car « Pâquis et Pakistan pactisent » (tel est le titre de la revue).
Comme d'habitude, sur des airs connus, nous entendrons des refrains nouveaux et toujours plaisants, comme leurs devanciers. Ce qui nous amuse constamment dans cette traditionnelle revue, c’est la parodie gracieuse et la satire aimable qu’elle met sur scène. Tout le monde y passe : les modestes planteurs de fraises du « Pâquis », comme les autorités locales ou départementales.
Inutile de préciser que les représentations vont bon train, car l'échéance s'annonce proche ; même plus une semaine ! En raison de contretemps divers, nous n'aurons pas la distribution habituelle, ce qui ne doit en rien cependant altérer le charme de la représentation : nous aurons au contraire le plaisir d'apprécier des talents inconnus et peut-être insoupçonnés jusqu’alors. Il n'est peut-être qu'un regret à exprimer : l'absence d'Albarède sur les planches dans ses solos de chant, toujours très prisés et bissés. Nous le retrouverons cependant dans la cage du souffleur (utilisation des compétences) et il ne manquera pas sans doute de nous pousser quelques airs en intermède.
Le ballet, exécuté par les fillettes des écoles, a été, lui aussi, minutieusement mis au point par la sœur-infirmière. Les costumes exotiques seront adéquats à la circonstance, comme ceux des acteur. A noter que les attributs vestimentaires nécessaires sont en grande partie confectionnés par de jeunes couturières de l'Union. Bref, tout est mis sur pied avec soin et dimanche nous pourrons nous délecter et attendre ensuite la prochaine revue, la 20e qui, nous a-t-on glissé, représentera un cirque, comme l’une de ses aînées. (RL)

« Pâquis et Pakistan pactisent »

C’est dimanche en matinée et en soirée, que l’Union de Woippy présentera sa revue 1951 « Pâquis et Pakistan pactisent » dont ceux qui ont eu la chance de suivre les répétitions, disent grand bien. Le metteur en scène a fait appel aux fillettes des écoles pour un ballet oriental que représente notre photo. (RL)
Jeudi 26 avril 1951
Activité de l'Union

Le Comité de l'Union de Woippy, réuni dimanche dernier, s'est d'abord préoccupé de l'organisation de la journée du 29 avril, au cours de laquelle sera jouée en matinée et en soirée la 19e « Revue ». Acteurs, actrices et tous les membres devant, ce jour-là, assurer un service quelconque, étaient convoqués et ont participé aux délibérations pour préparer au mieux la salle, la représentation, le service d'ordre et la réception.
Puis le Comité a décidé, en accord avec d'autres groupements ayant les mêmes buts, de se retirer provisoirement de la Ligue de l’Enseignement en attendant que toute garantie lui soit donnée sur les tendances idéologiques de ses dirigeants, c'est-à-dire qu'il soit largement ouvert à toutes les opinions et à toutes les croyances.

Vendredi 27 avril 1951
Avant la revue

Pour la représentation de la 19e Revue-Opérette de l'Union, les invités du comité sont instamment priés de vouloir bien faire connaître les places qui doivent leur être réservées, en raison de l'affluente des spectateurs et des nécessités du service d'ordre. Rideau, en matinée, à 14 h. 30, et en soirée à 20 h. 30 précises. (RL)

Dimanche 29 avril 1951
AUTOUR DE LA REVUE DE L’UNION
C’est aujourd’hui en matinée et soirée que l’Union présentera au public sa 19e opérette-revue intitulée « Pâquis et Pakistan pactisent » avec le concours de nombreuses bonnes volontés. Souhaitons aux actifs organisateurs et à la troupe un magnifique succès.
Sur notre photo, l’ensemble des acteurs de la revue.
(Photo R.L.)

Mercredi 2 mai 1951
LE MAHARADJAH a fait au pays des fraises une apparition fort applaudie

La 19e revue-opérette de l'Union de Woippy n'aura rien à envier à ses devancières. Aux lumières de la rampe, elle a brillé du même éclat et obtenu un aussi total succès.
Quelle plus belle récompense saurait-il y avoir pour ceux qui en furent les artisans : auteur, musiciens et acteurs, accessoiristes et régisseur ?
Nous ne saurions trop les féliciter des efforts qu'ils ont accomplis depuis des semaines pour la préparer avec minutie.
Tout au long de la partition sur la musique légère, se noue agréablement la fantaisie amusante d'intrigues et d'aventures, teintées d'orientalisme, sous l'égide du fakir printanier. Nous assistons même à une démonstration assez surprenante de transmission de pensée. A cette fantasmagorie, se mêlent des cérémonies typiques de villages lorrains d'une couleur locale intégrale et familière à la Cité des Fraises. La trame ne perd cependant pas le fil : danses et ballets déroulent leur rythme gracieux à tous moments et c'est l'esprit déridé que l'on quitte le spectacle.
Parmi les personnalités, citons MM. le colonel Floucaud-Penardille ; le lieutenant Trottin, etc.
M. Driant, sénateur ; M. Marchand, sous-préfet de Metz-Campagne et Mme ; M. de Marin des Bouillères et Mme, adjoint au maire de Metz ; M. de Montbef, inspecteur principal des Eaux et Forêts ; M. Voirot, directeur adjoint de l'UCPMI de Hagondange ; M. Caspard, délégué du Syndicat des Instituteurs CFTC ; Dr Scharf, de Woippy ; M. Mangenot, adjoint au maire, et l'abbé Guénot, curé de Woippy.
Les personnalités présentes et les nombreux spectateurs se sont retirés enchantés. Le ballet des fillettes des écoles, dirigé par Sœur Schneider a été frénétiquement applaudi et bissé.
Après la séance, l'auteur des revues et le président de l'Union tinrent à féliciter et à remercier tout particulièrement les acteurs et actrices, ainsi que les diverses autres personnes ayant contribué au succès du spectacle, notamment M. Robert Steffen, peintre-décorateur, qui chaque année renouvelle toiles de fond et panneaux sur la scène avec beaucoup de talent.
Un toast fut porté à la prospérité de l'Union et à 1a pérennité de la traditionnelle revue dont ce sera l'an prochain le 25e anniversaire : à la fin rendez-vous fut déjà donné à tous pour cette circonstance qui sera marquée par une fête d'un éclat tout particulier. (RL)

Voir les documents de la revue « Pâquis et Pakistan pactisent » : - clic -

Jeudi 6 décembre 1951
La clique-fanfare participera à la fête de Sainte-Barbe, dimanche. Répétition d'ensemble vendredi, à 20 h., au local habituel. Il est fait appel aux jeunes que la clique peut intéresser. (RL)

1952

Mardi 15 janvier 1952
A « L’Union de Woippy »

Enfin, la « Revue 1952 » sera montée pour le début de mars. Les acteurs et actrices ayant participé à l’une des vingt revues jouées depuis 1926 sont invités à une réunion du comité et de la section théâtrale le jeudi 17, à 20 h., au siège (café du Commerce), sans attendre de convocation individuelle. Le livret sera lu et les rôles attribués. (LL)

Jeudi 17 janvier 1952
LA PROCHAINE REVUE DE L'UNION

Samedi dernier le comité de l'Union s'était réuni à son siège, le café Natier, pour diverses questions ayant trait à son activité passée et future, notamment sections sportives, musique, excursions. Mais le point principal était la mise sur pied de sa 20e et sans doute dernière revue, qui mènera nos Woippyciens dans les arcanes et les délibérations de l'O.N.U. Il a été projeté de la jouer le 9 mars. A cet effet tous les acteurs et ceux qui s'intéressent à la revue sont priés d'assister à la réunion préparatoire qui se tiendra aujourd'hui jeudi, à 20 h., au siège. (RL)

Samedi 26 janvier 1952
En attendant la « Revue 52 »…

Les acteurs et actrices de « La Revue 1952 » sont priés de venir mardi, à 20 heures, au café du Lion d’Or, pour première étude des chants et distribution de nouveaux rôles. (LL)

Mardi 5 février 1952
UNION de Woippy

Les répétitions pour la Revue 1952 ont lieu tous les mardis, jeudis et samedis de 20 h. à 22 h. 30. Tous les acteurs et actrices sont priés d'y assister sans faute pour la mise en scène en temps utile du spectacle plus compliqué cette année. (RL)

Dimanche 10 février 1952
UNION DE WOIPPY

Le concours du titre de la « Revue 1952 » aura lieu le jeudi 14 février, salle Wagner, à 20 h. précises. Les enveloppes fermées contenant les titres, de 4 ou 5 mots au maximum porteront au verso, le nom des concurrents qui devront être membres de l'Union.
Le jury se réserve le droit de modifier un peu le titre auquel sera attribuée la prime habituelle. (RL)

Mercredi 20 février 1952
« Fraises de gueules sur chants gais »

La 20e revue de l’Union de Woippy sera jouée le 16 mars prochain et les répétitions sont poussées activement les mardis, jeudis et samedis, mais celle du 26 février n’aura pas lieu, en raison du bal du mardi-gras. Le titre choisi par les membres de la section théâtrale, le jour du concours, est « Fraises de gueule sur chants gais ». (LL)
La revue sera jouée le 16 mars
Au concours de titre, les membres de la section théâtrale de l'Union de Woippy ont choisi à une forte majorité « Fraises de gueules sur chants gais ! » pour la revue-opérette de 1952. Les répétitions ont lieu les mardis, jeudis et samedis, à 20 h., au Lion d'Or ; mais celle du 26 février n'aura pas lieu, en raison d'un bal qui se déroulera ce jour-là dans la salle. (RL)

Mardi 4 mars 1952
La revue 1952

Pour le 20ème anniversaire de sa première « Revue », l'Union de Woippy jouera en matinée et en soirée le 16 mars prochain, dans la salle du Lion d'Or, entièrement restaurée et décorée, une joyeuse opérette, avec un grand nombre d'acteurs et musiciens.
Tout a été mis en œuvre pour que « Fraises de gueules sur chants joyeux » soit bien présentée au public fidèle de l'Union de Woippy et d'anciens acteurs de 1926, qui ont tenu à reprendre des rôles à cette occasion. (RL) (LL)

Samedi 8 / Dimanche 9 mars 1952
Revue de l'Union

Les répétitions à 20 heures auront lieu tous les soirs de la semaine du 10 au 15 inclus, pour la mise au point des scènes, tableaux et ballets. Le 13, répétition avec tout l’orchestre et le 14 répétition en costumes. Le 15, répétition générale dans les décors avec les éclairages.
Les invités de l’Union de Woippy pour les représentations du 16 mars sont instamment priés de faire connaître les places qui devront être réservées en raison de l’affluence habituelle de spectateurs aux « Revues » tous les ans. (RL)

mars 1952
DEPUIS des semaines, on en parle sans trop y croire. En famille, accoudé au « zinc » d'un débit, devant l'étal du boucher...
- « Alors, on liquide ? » - Les « anciens » en sont persuadés, bien que... sait-on jamais ? Cela dure depuis vingt ans. Un bail ! Pourquoi ne pas envisager la possibilité d'une « relève » ?


Jacques HUBSCH est employé chez Bar et Cie où il vend des graines. Il joue le rôle d’Erick dans la revue.

Malgré cette inquiétude, l'activité devient de plus en plus intense à Woippy à l'approche du dimanche d'Oculi. Le « Lion d'Or » retentit de mille notes discordantes... La scène de l'établissement s'anime, tandis que Sœur Schneider règle avec une patience angélique les mouvements rythmiques de quelques dizaines de toutes jeunes ballerines.
- Pourquoi pensez-vous que « Fraises de gueules sur chants gais » sera la dernière revue de l'Union de Woippy ?
M. Sechehaye, président d'honneur et auteur de ces revues à grand spectacle, ne se fait guère d'illusion :
- Une revue de ce genre réclame une dose d'efforts et de dévouement à peine imaginable. Jusqu'à présent, les concours n'ont pas manqué. Mais les anciens disparaissent peu à peu et la jeunesse ne suit plus. Et puis... je n'ai plus vingt ans...
Pour arriver à ses fins, l'auteur est, en effet, obligé de travailler jour et nuit, sacrifiant tous ses instants de loisirs. II s'occupe du texte, écrit la musique et règle les répétitions, assisté de M. Paul Copeaux, directeur des écoles.
M. KREYENBORG, capitaine dans la revue, fabrique en temps normal des cuisinières chez Scholtès... Chez lui il astique la sienne.
Depuis vingt ans, la roue a tourné et personne ne s'est révélé apte à prendre la succession.

Signe des temps ?
C'est dommage. Non seulement pour la caisse de l'Union de Woippy, mais encore pour la tradition woippycienne dont on ne trouve aucun équivalent dans toute la région. Nous avions déjà regretté la disparition de l'immémoriale coutume du Queûlot de Failly. Les revues woippyciennes disparaissent à leur tour... Signe des temps ?
Quoi qu'il en soit, puisqu'il s'agit de mourir, Woippy veut mourir en beauté. « Fraises de gueules sur chants gais » verra, en effet, une distribution jamais égalée, comprenant anciens et jeunes dans des tableaux inoubliables. Nous reverrons les vétérans A. Billotte, J. Bott, P. Kopp, C. Gille, M. Kleman, qui ont encore la nostalgie des revues d'antan. On n'hésitait pas alors à faire figurer sur 1a scène des ânes, des chevaux… Qu'on se souvienne de « Woippy rayonne », « Woippy dans les astres », « Fraises hindoues », avec la fanfare de l'escadron de P.M. La salle, costumée en cipayes ; « Via Appia », entièrement en alexandrins ; « Le Graoully à Woippy » …
Pour « Woippy autonome », deux sections de mitrailleurs du 30e dragons laissèrent un souvenir inoubliable.
« On voit pis qu'à Woippy », racontait l'odyssée à Paris d'une bande d'autochtones, mais la revue de 1939 prévoyait déjà une mobilisation au village imaginaire de Totorchon, alors que l'auteur devait sous peu commander à Téterchen le Q G. de la 42e D. I., ce dont il ne se doutait nullement.
Les souvenirs sont nombreux. Va-t-on fermer le livre d'or ? Les jeunes ont la parole... (LL)

Dimanche 9 mars 1952

Voici quelques acteurs d'une des dernières revues de l'après-guerre, qu'on reverra presque tous dans l'apothéose du 16 mars.
Sont notamment figurés sur la scène : le maréchal Fabert, Jeanne d'Arc, le maréchal Ney. (RL)

Jeudi 13 mars 1952
La revue de 1952

C'est dimanche prochain que sera jouée, en matinée, à 14 h. 30 et en soirée, à 20 h. 30, la 20e revue-opérette de l'Union de Woippy. Les invités sont instamment priés de faire connaître les places qui doivent leur être réservées, le cas échéant. Pour la matinée, un car des Rapides de Lorraine part à 14 h. de la place de la République et pour le retour, deux cars partent de Woippy à 18 h. 06 et 19 h. 06. Ouverture des portes pour la soirée à 20 h. Rideau à 20 h. 30. (RL)

Dimanche 16 mars 1952

AUJOURD'HUI sera donnée en la Cité des Fraises la 20e et dernière revue-opérette « Fraises de gueules sur chants gais ».
A cette occasion, la salle du Lion d'Or connaîtra une grande affluence. Sur notre cliché, l'ensemble de la troupe. (RL)

Voir les documents de la revue « Fraises de gueules sur chants gais » : - clic -

Mardi 18 mars 1952
Grand succès de la Revue 1952

Devant une salle comble, la jeune troupe théâtrale de l’Union de Woippy, entraînée par quelques anciens, a brillamment joué « Fraises de gueules sur chants gais ». Acteurs, actrices, jeunes ballerines ont rivalisé d’entrain, cependant qu’un orchestre composé d’excellents musiciens interprétait la partition musicale avec talent et accompagnait les chants, les ballets et les entrées des nombreux figurants.
Parmi l’assistance, nous avons reconnu auprès de M. le Maire, de M. Mangenot, adjoint, et des présidents de toutes les sociétés locales, MM. les curés de Woippy et de Richemont, et M. l’abbé Lapierre, aumônier au lycée de jeunes filles ; M. de Chevigny, conseiller général de Longuyon ; M. de Marin, adjoint au maire de Metz. (LL)

Mercredi 19 mars 1952
Ce titre de la 20e revue a beaucoup surpris dans les milieux woippyciens. La signification héraldique a dû échapper à la plupart. Emblème générique pourtant, il s'appliquerait en exergue à toutes les revues qui se sont jouées en la cité des fraises.
Le cycle, ce qu'il y a de certain, se termine agréablement. Les notables du crû, comme à l’accoutumée en prennent amplement pour leur compte : le maire, le suisse, les fraisiculteurs en particulier, au premier acte surtout. C'est la coutume, la tradition, et personne n'en prend ombrage.
Parmi les personnalités on notait la présence du colonel Lemerre, de M. de Chevigny, conseiller général de Mthe-et-Mlle, M. de Montbel, M. de Marin des Bouillères, M. d'Argentré, M. Estivant, diverses autorités locales, M. Jungling, maire, et M. l’abbé Guénot, le Dr Scharf, en particulier, M. Marchand, sous-préfet, avec regret, avait dû s’excuser.
Un bouquet fut remis par les acteurs à Mme Sechehaye en signe de reconnaissance envers l’auteur des vingt revues.
La pointe satirique et la parodie ne perdent pas leur droit, ni la nostalgie du passé, d'un passé assez proche certes où la grande espérance en la paix avait recueilli une ferveur immense qui n'est plus la nôtre, car un deuxième cataclysme, trop rapproché nous a blasés.
L'action se déroule toujours avec autant de gentillesse et de charme. La couleur ne manque pas. Les interprètes s'évertuent de leur mieux, Musique et ballet s'enchaînent sur la trame avec bonheur. On exulte, on se déride et à la fin, on voudrait transposer dans le réel la félicité et la prospérité promises à son avènement par son altesse grand-ducal Anatole 1er.
La succession est ouverte
Il y a malheureusement la chute, inexorable et brutale, à laquelle on ne se résout pas sans serrement de cœur. On ne peut s'imaginer que ce soit la « dernière ». N'avait-on pas prédit cela aussi pour la « Grande Guerre ». La nostalgie doit gagner plus d'un esprit à cette pensée. Un suprême espoir demeure qu'il se dévoile un nouvel auteur capable de reprendre le flambeau.
Avec toutes les bonnes volontés, dont abonde l'Union, conjuguées cela serait peut-être possible ! qui sait ? Ne serait-ce pas maintenir un peu le prestige de Woippy autant que celui de la société comme la faveur acquise au traditionnel spectacle que continuait chaque année la revue ? Nous le pensons et souscrivons de tout cœur à sa pérennité. (RL)

1953 - 1954

Aucun article de journal sur l'Union de Woippy.

1955

Mercredi 3 août 1955
- Lors des récentes manifestations il fut donné d'entendre différentes sociétés de musique dont celle du Conroy. Certains regrettent que Woippy ne « possède » pas une société de musique. Mais il paraît que certains animateurs envisagent la création d'une telle société. Il faut alors espérer que le projet prendra corps.
- Nombreux sont aussi ceux qui se rappellent les manifestations d'antan dont l'éclat se trouvait avivé par la St-Etienne, la Lyre, l’Union. Et les revues ? Oui, il est grand temps que Woippy retrouve ce dynamisme qui était sien. (RL)



| Page précédente | Haut de page | Page suivante : 1956-1959 |

| Retour menu « La vie associative » |

raconte-moi-woippy Retour menu