raconte-moi-woippy Retour menu

  Dernière mise à jour : 9 juillet 2016

La route de Thionville
- 1 -

| Retour menu « Rues de Woippy » | Page suivante |

Les 6 pages de la Route de Thionville :
| 1) Le début de la route de Thionville : côté Metz, de 1750 à aujourd'hui (ci-dessous) |
| 2) La route de Thionville pendant la seconde guerre mondiale : l'usine Hobus-Werke et le camp de prisonniers |
| 3) La route de Thionville : côté Woippy, dénommée « Avenue de Thionville » depuis 2005 |
| 4) De Maison-Neuve à Maison-Rouge |
| 5) De Maison-Rouge à Saint-Remy : le château de Ladonchamp |
| 6) Saint-Rémy |



 La route de Thionville vers 1750 

Le début de la route de Thionville ci-dessous est extrait du « Plan de la route de Metz à Thionville », document faisant plusieurs mètres de longueur. Ce relevé devrait avoir été réalisé un peu avant 1750 (?).




Extrait de plan représentant le début de la route de Thionville (sans date)

 Le début de la route de Thionville des années 1930 à aujourd'hui 
 - côté Metz - 



Comme on le voit sur les plans ci-dessus, la route de Thionville débutait au carrefour de la Route de Woippy (c'était la route nationale Metz-Thionville). Mais depuis la modification de l'endroit, avec les sorties et entrées de l'autoroute, rejoindre la route de Thionville depuis ce carrefour n'est plus possible. Il faut passer par la Patrotte, rue René-Cassin.


Le début de la route de Thionville n'est donc accessible que depuis Metz-Pontiffroy ou des sorties de l'autoroute (vue ci-dessus en novembre 2011 avec les travaux du Mettis). Après quelque distance sur la gauche, la nouvelle rue Cassin donne accès aux nouveaux immeubles et au Lycée professionnel. Tout cet espace a remplacé l'ancien dépôt des TCRM abandonné à la fin des années 1980.
Dans les années 1920 et 1930, c'était un terrain clôturé, et de la route on apercevait une fabrique : une boulonnerie.

La fabrique vue de la route et depuis le quai de la gare de Metz-Nord.

Deux annonces dans le journal Le Lorrain :
Samedi 3 juillet 1920
Dimanche 27 octobre 1929

Après ce terrain clôturé, il y avait trois belles bâtisses (les deux premières appartenaient à la même personne) : la première, aujourd'hui « Le Château » (espace rencontres, halte-garderie, ludothèque), la seconde, où demeurait le propriétaire de la fabrique en question, et la troisième, (dans laquelle était installé le Café-Restaurant de la Gare) aujourd'hui démolie pour céder la place à un parking.
La boulonnerie cessa son activité au début des années 1930. L'ensemble fut repris en 1934 par les Tramways de Metz pour y installer le dépôt des tramways et autobus.


Documents : Plaquette « Cinquantenaire des régies municipales d'électricité et des T.C.R.M. (1901-1951) »

Les tramways ont été mis à la retraite le 15 août 1948 après 73 ans de service. Le dépôt n'est alors utilisé que par les trolleybus et les autobus, il sera abandonné en 1988 pour rejoindre le tout nouveau dépôt installé avenue de Blida sur l'emplacement des anciens abattoirs. Ci-dessous, les derniers rails de tramway vus à Metz (photographiés en 1991) avant que le dépôt cède la place à un parking et à de nouveaux immeubles d'habitation.
Sur l'histoire des tramways de Metz (Hippomobiles et électriques) :
  - « Cinquantenaire des régies municipales d'électricité et des T.C.R.M. (1901-1951) », Album édité par la Ville de Metz, 1951.
  - « Le Courrier du Cercle Cartophile et Numismatique Mosellan (C.C.N.M.) », février 1991. « Les tramways de Metz », traduction française de M. Schmitt, de l'étude de Richard Lutz (de Hambourg) « Die Geschichte des Strassenbahn in Metz » parue dans la revue Strassenbahn-Magazin, n° 65, Août 1987. Pages 202-225.
  - « Les Chroniques du Graoully » n° 1 - 1991, revue annuelle éditée par la Société d'Histoire de Woippy. « Le tramway à Metz ou des rails dans la ville », Philippe Thoen, pages 19-36.
  - « Deux siècles de transports urbains messins », Pierre Bastien, Editions Serpenoise, 1998.

Puis le pont du chemin de fer avec la gare de Metz-Nord, vers 1910 et aujourd'hui octobre 2011.

L'actuelle gare de Metz a été inaugurée le 17 août 1908 et la nouvelle ligne contournant la ville fut livrée à la circulation.
La gare de Metz-Nord est toujours en service. 15 trains vers Thionville ou Luxembourg de 6 h. 29 à 23 h. 26, et 22 trains vers Metz ou Nancy de 5 h. 55 à 22 h. 06.
Voir des articles du Républicain Lorrain des 24 septembre 2014, 5 novembre 2015 et 24 mai 2016 sur cette gare : - clic -.


La route de Thionville en octobre 2011 vue depuis le pont du chemin de fer.

La route de Thionville a toujours été une zone de jardiniers et de maraîchers. Il reste encore aujourdhui des traces dont par exemple l'entreprise Malassé.
Son fondateur, Gustave Malassé, est né le 10 septembre 1875, à Ban-Saint-Martin, dans une famille de jardiniers et de maraîchers. En 1913, il transféra l’entreprise maraîchère qu’il exploitait au Ban-Saint-Martin, route de Thionville où elle prit un nouvel essor.
En 1962, il fut nommé officier dans l’ordre du mérite agricole. M. Gustave Malassé est décédé le 17 janvier 1964.
Après « Malassé », sur la gauche, la rue des Intendants Joba.
Dans les années 1913-1914, à l'extrémité de cette rue (alors un simple petit chemin), les Allemands installèrent un centre de stockage et de distribution d'essence. Ce centre comprenait deux groupes de réservoirs souterrains desservis par une voie ferrée reliée à la gare de Woippy.
Les camions-citernes accédaient à ce centre par le quai militaire accessible depuis la rue de Maison-Neuve à Woippy. Il existait un autre accès : un chemin privé passant sous la voie de chemin de fer Metz-Thionville en prolongement du Chemin de la Patrotte - Rue du Nord.
En 1918, ce centre fut repris par les autorités militaires françaises et prit le nom de Centre de Ravitaillement en Essence de Metz (C.R.E.).
Pour l'historique de ce centre :- clic -

Nous arrivons au carrefour formé par les rues de Méric et Pierre-Boileau, appelé aussi communément « Carrefour Peugeot ».



- o - o -

Républicain Lorrain - Jeudi 20 octobre 2011


- o - o -

Durant la dernière guerre, après le « Carrefour Peugeot », toute la zone de gauche comprise entre la route et la voie de chemin de fer fut aménagée par les autorités allemandes pour y construire dès 1941 une usine dénommée Hobus-Werke destinée à la fabrication de pièces pour l'aéronautique.
En 1943, un camp de prisonniers fut installé au bout de la rue actuelle Pierre-Boileau qui n'était alors qu'un simple chemin.
Tout ceci est relaté page suivante.

| Retour menu « Rues de Woippy » | Haut de page | Page suivante |

raconte-moi-woippy Retour menu