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  Dernière mise à jour : 9 mars 2013

La route de Briey
(1)

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La route de Briey en 1809
D'après le plan ci-dessus, la route de Briey à Metz, au début du XIXe siècle, n'est bordée que de quelques constructions.
Sur le côté gauche de la route, nous voyons le château, après la courbe une ferme, et bien après, en prenant un petit chemin, le moulin (dit haut). Sur le côté droit, en face du château, des maisons ; avant le chemin de Plesnois, de nouveau des constructions, puis plus loin, une maison.

1 - Le château

La première question qui vient à l'esprit au sujet de ce château ne peut être que sa date de construction. Dans son Histoire de Woippy, page 164, en présentant ce château, Réné Paquet décrit une fenêtre au second étage « qui paraît être du treizième siècle » (voir plus bas « Description du château »).
Ci-dessous, un des premiers écrits concernant ce château découvert dans le Rôle des bans aux Archives municipales de Metz (cote AM II 1314, année 1406. Longueur du rouleau 11,20 mètres, largeur environ 70 cm, 700 écrits)



Agrandissement et transcription :


Li sires Joffrois Lohier chevalier, pb (prise de ban) sur les IIII libres de mets de cens quil ait aquaisteit à Colignon et à Jehan, lez II (2) filz Jehan (continuer ci-dessous à "Louve")
sur la for maixons que ciet à Waippey qui fut (à) Jehans Lohier l'amant (notaire d'une amandellerie) et sur lez ressaigez, sur lez fosseiz atour et sur le
héritaige Jehan Louve leschevin dessus dit peus lez diz anffans laieit à cens audit Sr Jehans et tout ensi com li escris de


Louve leschaving (eschevin) qui fut et lesqueillez IIII libres de mets de cens li sires Jehans Aubrions lescheving doit chescans (chaque an) adis anffans (reprendre ci-dessus à "sur la for maixons")
gerdin et la haiez qui appant audit gerduns et à ladite maixon se point en y appant, laqueille for maixon dessus dite et tout l'autre
laquaist que li diz suez Joffroy en ait audis anffans fait que geist en l'arche Jehan Cuer de Fer aman de St Marcel le dit.



Dans le courant du XVIIème siècle et sûrement bien avant, ce château appartenait au Chapitre de la cathédrale de Metz et était loué à bail.

Bail du château rédigé le 3 février 1668 pour 6 années consécutives.

"Laisseur" : Messire Charles de Colombet, chancellier et chanoine de l'église cathédrale de Metz et conseiller du Roi au parlement dudit Metz.
"Preneur" : Julliot Mangenot, vigneron, demeurant à Woippy.
(Source : ADM 3 E 2723. Transcription : René Mognon. Orthographe respectée)

Par devant les amans soubsdits fut présent
Messire Charles de Colombet chancellier
et chanoine de l’Eglise cathédrale de Metz et conseiller
du Roy au parlement dudit Metz, lequel a
recognu avoir laissé à tiltre de bail pour
l’espace de six années consécutives l’une
suivant l’autre sans interval, à commencer
du jour de Noël dernier, à Julliot Mangenot,
vigneron, demeurant à Voippy, présent et acceptant
le chasteau dudit Voipy que ledit Sieur de
Colombet tient de ladite Eglise cathédrale avec
les terres, jardins et autres héritages qui
en dépendent. Ensemble dix mouées* de
vignes scituées au ban dudit Voippy, six
au lieu de Voirimont et quatre en Dalle,
que ledit Sr laisseur tient aussi de ladite
Eglise. Ce présent bail fait soubz la réserve de la chambre
haulte et basse dudit chasteau, du colombier
et de la cave en cas de besoing pour
servir à l’usage dudit Sr laisseur, à charge
aussi de donner et d’apporter
dans la maison dudit Sr laisseur audit

* Une mouée de vigne = 4,433 ares

Metz, des herbes potagères provenans desdits jardins selon la saison, et la moitié des fruits des arbres fruitiers que ledit Sr laisseur se réserve, à charge aussi de tenir les allées desdits jardins bien nettes, nettoyer les arbres fruitiers, semer et cultiver lesdits jardins en temps et saison, pêcheler (échalasser), avigner, provigner et façonner de tous points lesdites vignes, et entretenir les manoirs que ledit Sr preneur occuppera, de menues réparations auxquelles les locataires sont tenus pour rendre et laisser le tout en bon estat à dire d’expers et vignerons à ce cognoissans.
Sera en outre ledit preneur tenu, donner et délivrer annuellement audit Sr laisseur le tier des fruits desdites vignes frans et quitte, et les deux autres tiers au prix et compte d’hoste de cette ville de Metz, sur et en déduction des aydes qui seront fournies annuellement pour la façon et culture desdites vignes que les parties ont limitées à la somme de cinquante escus par an.
Accordé aussi que le Sr preneur sera tenu et obligé de payer annuellement la somme de vingt cinq escus pour le loyer dudit chasteau et dépendances d’iceluy, sy mieux il n’ayme défalquer annuellement ladite somme de vingt cinq escus sur lesdites aydes, ce qu’il a opté et bien voulu faire.
Et ne pourra ledit preneur prendre aucun bestail à droit de chastel que des mains dudit Sr laisseur, sinon à son refus le tout à peine de tous despens dommages et insterestz, et de privation du présent bail.
Si bon semble audit Sr laisseur pour à quoy satisfaire de la part dudit preneur iceluy en a obligé tous et un chacun ses biens meubles et immeubles présentz et futurs.
Fait à Metz le 3 février 1668 et a ledit preneur desclaré ne scavoir escrire de ce enquis.
Colombet, marque O du preneur
Bardot, Bertrand

Charles Colombet : conseiller clerc au Parlement de Metz, chancelier en 1660, élu doyen à la suite de la démission de Bossuet le 7 novembre 1669, dignité qu'il résigna en mai 1679. Il est mort à Paris en 1685.
(Etudes sur la cathédrale de Metz, Registres capitulaires (1210-1790), Jean-Baptiste PELT, Evêque de Metz, Metz, 1930). (Source identique pour les biographies suivantes)
Quelques mois avant ce bail, le 20 septembre 1667, le sieur Colombet, aussi trescensier d'une maison située en face de ce château, avait loué celle-ci à bail pour 9 années à un certain Claude Domballe. Outre les dispositions relatives à la demeure, le bail indique :
« que veult bien et consent ledit sieur de Colombet qu’en conséquence dudit bail, ledit Domballe jouisse pendant lesdites neuf années de la pesche des fossés du château dudit Voippy, à charge de l’alviner et d’y laisser à la fin dudit bail, la quantité de cent carpes d’alvins et cent tanches, et à condition de payer annuellement trente frans messins de loyer au terme cy-dessus déclaré, (...) »

Les différents baux du château

Dates Descriptions résumées Cotes ADM
1682 Transfert et cession. Charles Dubneil chanoine à François Richier chanoine 3 E 5523
1699, 21 octobre Bail de 6 ans à Joseph Thiriet et Barbe Bertrand 3 E 5527
1699, décembre Fermier : Pierre Lamiable et Catherine Michel. Caution de Joseph Thiriet 3 E 5269
1716, 6 novembre Bail de 9 ans Pierre Gigaye 3 E 5023
1724, 14 août Bail de 9 ans Pierre Gigaye 3 E 5024
1731, 29 juin Bail de 9 ans Pierre Gigaye 3 E 5025
1743, 7 septembre Bail de 9 ans Fleurand Estevenet et Claude Cligny 3 E 5027
1746, 22 janvier Bail aux sieurs Jean Pater et Abraham Milliard 3 E 4801
1754, 9 novembre Milliard ? 3 E 4807
1763, 23 mai Bail Jean Poulin et Anne Lapointe 3 E 4807
1770, 29 août Bail Sébastien Motte 3 E 4831
1779, 14 mars Bail 9 ans, Dominique Virion et Anne Cointré, sa femme 3 E 4831
1787, 25 mars Bail 9 ans, Dominique Virion et Anne Cointré, sa femme 3 E 4833

Résumé de ce dernier bail du 25 mars 1787

Par rapport aux premiers baux précédents, « les charges, clauses et conditions » ont considérablement évolué.
Voici la description des lieux pris à bail pour 9 années consécutives et sans intervalle :

- Le château de Woippy, ses appartenances et dépendances, consistant dans ledit château, les logements, écuries enfermées en icelui, cour, jardin, le tout enclos de haies vives en partie,
- une pièce de terre contenant cinq quarterons ou environ, située derrière ledit château,
- deux autre pièces de terre contenant ensemble neuf quarterons ou environ, situés lieu-dit sous les Vignes,
- quinze mouées de vignes en quatre pièces, la première qui contient quatre mouées situées audit canton de Varimont, la seconde contenant deux mouées lieudit en la Cour, la troisième de quatre mouées située lieudit en Burgeotte, et la quatrième de cinq mouées située lieudit au Chiloux,
- un petit parc contenant un quarteron ou environ situé au-dessous des vignes en Chiloux.

Dans le château, les Sieurs du chapitre se réservent la salle qui et au premier étage, pour tenir les plaids annaux.
La prison demeure réservée au chapitre et sera toujours laissée vacante. Les « preneurs » seront chargés de la garde des prisonniers.

Et voici les charges :
Le château et les dépendances sont pris en l’état et les « preneurs » devront les entretenir et se charger des menues réparations dites « locatives ».
Toutes les constructions ou autres ouvrages que les preneurs pourraient faire à l’intérieur du château pour leur commodité, resteront, à la fin du bail, propriété du chapitre, sans espérance de rétribution.
Les ruisseaux dans toute l’enceinte du château devront être entretenus afin que les eaux ne s’écoulent pas hors de leurs lits. De plus, ils devront veiller à ce que personne ne vienne laver leur linge dans lesdits ruisseaux.
Les chènevières et les jardins devront être bien cultivés.
Dans la première année du bail, les preneurs devront planter cent pieds d’arbres fruitiers, au choix du Sieur prévôt dans les lieux qu’il leur indiquera, et de les greffer de bons fruits, d’entretenir tous les arbres, de les remplacer où il en manquera.
Le jardin sera tenu avec une bonne hygiène et sera planté aussi dès la première année du bail. Les preneurs devront bien labourer, cultiver, fumer, ensemencer, provigner, échalasser, façonner, et faire tous ces ouvrages de façon annuelle sur les vignes.

Les preneurs devront payer la somme de trois cent vingt et une livres de canon, payable chaque année, entre les mains de M. le Boursier du chapitre en sa demeure à Metz, le jour de la St Martin. Ils ne pourront prétendre à aucune réduction ni diminution sur ledit canon pour quelques cas et accidents prévus ou imprévus.
Au bout de la troisième année du bail, les preneurs devront faire rédiger un état des lieux, à leurs frais.
Il est aussi question de dommages et intérêts, d’hypothèques des biens, meubles et immeubles présents et futurs, de cautions, etc., etc.

Petites explications des mots trescens et trescencier.
- Trescens ou métairie : domaine consistant en une maison avec ses dépendances, et terres (labourables), prés, vignes, vergers, chènevières, étangs, etc, appartenant au Chapitre cathédrale de Metz.
- Trescencier : Les biens du chapitre devaient être entretenus. Ils étaient donc mis en adjudication parmi les membres du chapitre et celui qui offrait le prix le plus élevé devenait alors trescencier du bien adjugé (seuls les chanoines pouvaient être tresenciers). Chaque année, le trescencier devait payer au procureur fiscal du chapitre le prix convenu et veiller au bon entretien du domaine, généralement en l'affermant par bail de 3, 6 ou 9 années à un particulier. Le bail prévoyait un canon (cens ou loyer) annuel et quelques avantages ou réserves pour le trescencier comme par exemple prélever une part sur les récoltes et habiter une partie des bâtiments.
Quand un trescens devenait vacant par suite de la mort du trescencier ou de sa renonciation, il était remis en adjudication.
Ceci se terminera avec la révolution de 1789.

1789, la révolution française

Les biens du chapitre sont vendus en tant que biens nationaux. Jean-Joseph Sechehaye achète le château en 1791, qui restera la propriété de cette famille jusqu'à la fin des années 1970.

Les propriétés "Sechehaye" en 1808
(Que pour le plan ci-contre)

- Jean-Joseph Sechehaye (père)
1084 et 1085, jardin, 53 a 09
233 : maison (petit carré rouge à gauche), 0 a 48

- Jean-Philippe Sechehaye (fils)
238 : pré, 42 a 16 ca
239, jardin, 1 a 05
240, friche le long du ruisseau, 0 a 57
241, 242, jardins le long de l'allée, 1 a 90
243, friche le long du ruisseau, 3 a 78
237, château, 5 a 60
236, jardin, 1 h 28 a 87
250, jardin, 14 a 51
251, maison (actuel presbytère), 5 a 40
252, jardin, 12 a 18

Description du château (en 1878)
Source : Histoire du village de Woippy, René Paquet, 1878, pages 161-166

Demeure seigneuriale du Chapitre de la cathédrale, désignée avant la Révolution sous le nom de Château, titre qui lui est resté.
Ce château (1) consiste en un donjon carré (2) de trois étages; un mur d'enceinte jadis crénelé (3) forme autour de lui une cour régulière, mais assez étroite (4) ; aux quatre angles de ce mur se dressent des tourelles de dimension moyenne (5) et recouvertes de toits coniques.
(1) On trouve, au musée Migette (hôtel de ville de Metz), un dessin de M. Migette représentant le château vu de face. Il est daté du 10 septembre 1867.
Nous donnons ci-contre une gravure à l'eau forte de M. Ad. Bellevoye, représentant également ce château dans son état actuel.
(2) Sa hauteur est de 11,80 m, et son pourtour mesuré à la base de 36 mètres, soit 9 mètres pour chaque côté.
(3) Les créneaux ont été supprimés au XVIIIe siècle, et plusieurs fois depuis ce mur a été réparé dans sa partie supérieure.
(4) Sa largeur est de 6 mètres seulement pour chaque côté.
(5) Leur diamètre intérieur est de 3,10 m et leur hauteur, mesurée extérieurement à partir de la base jusqu'à la naissance du toit, est de 6,25 m. Chaque tourelle comprend intérieurement un rez-de-chaussée (qui sur le fossé forme premier étage) éclairé par quatre fenêtres solidement grillées, et un étage supérieur (servant actuellement de grenier) éclairé par trois lucarnes très exiguës qui anciennement servaient de meurtrières.
Voici un plan du château qui permettra aux lecteurs de suivre plus facilement nos descriptions :
Le rez-de-chaussée du donjon, fractionné actuellement en plusieurs parties, ne comprenait jadis qu'une salle unique soutenue par un pilier (6) qui en occupe le milieu et se subdivise en quatre arceaux formant voûte.
On monte au premier étage (7) par un escalier de pierre (8) en forme de spirale et très étroit (9).
Cet étage consistait autrefois en une vaste pièce où chaque année se tenait l'assemblée des plaids annaux (10) et air siégeait au moyen âge le tribunal échevinal (11).
Le second étage sert actuellement de grenier, et sa façade est éclairée par une fenêtre (12) qui parait être du treizième siècle ; à l'angle, se trouve une meurtrière d'où l’on tirait sur la jetée qui conduit au pont-levis (13).
Au troisième étage qui maintenant termine (14) l'édifice, on aperçoit aux angles de la façade des meurtrières à doubles ouvertures. (Voy. le dessin ci-dessous.)
(6) Que représente le dessin ci-inclus. Cette disposition architecturale est propre au XIIIe siècle. On peut en conclure que le château fut construit à cette époque. Cette salle, est, du reste, le seul endroit de l'édifice qui ait conservé son caractère primitif.
(7) La muraille a 0,75 m d'épaisseur sur tout le pourtour du premier étage.
(8) Cet escalier s'arrête au second étage. Il a 36 marches ; il est à droite, comme l'indique le plan ci-contre.
(9) Sa largeur n'est que de 0,80 m.
(10) A partir du XVIIIe siècle, elle se tenait plus ordinairement au domicile particulier du maire de justice.
(11) Au XVIIIe siècle, le tribunal s'assemblait plus fréquemment au domicile du maire de justice.
(12) Elle est divisée en deux fractions par un meneau en pierre orné d'une colonnette. Cette fenêtre est la seule qui soit restée intacte depuis la construction du château ; celle qui éclaire sur la façade la salle du rez-de-chaussée est moins ancienne.
(13) Le pont levis n'existe plus, mais la porte d'entrée a été conservée. Elle a 2,55 m de haut sur 1,10 m de large. A gauche, on remarque encore dans le mur le trou par lequel passait la chaîne du pont.
(14) Avant la Révolution, il y avait un étage de plus consistant en une plate-forme crénelée. Nous ignorons en quelle année les créneaux furent détruits et la plate-forme remplacée par un toit ordinaire couvert en tuiles.
Par l'ouverture supérieure, on pouvait braquer une arquebuse ou toute autre arme du même genre, et l'ouverture inférieure, de forme ronde, était assez large pour donner accès à la bouche d'une petite pièce d'artillerie.
La tourelle gauche du derrière (voy. le plan ci-dessus) servait de prison. Le rez-de-chaussée n'a pas de fenêtres et n'est autre chose qu'un cachot obscur et voûté (15) dans lequel on pénètre par une porte basse (16), au centre de laquelle est un jour grillé, seul orifice qui permette à l'air d'entrer dans la pièce.
Les fossés qui entourent le mur d'enceinte sont présentement desséchés, mais non entièrement comblés. Ils ont 11 mètres de large sur environ 2,50 de profondeur (17), et étaient autrefois alimentés par un bras du ruisseau de Woippy qui les domine et coule à quelques mètres de là.
Au château est annexé un domaine qui, avant la Révolution, consistait en « jardins (18) et dépendances, trois jours ou arpents de terres labourables situées au ban de Dasle, un quarteron de pré et seize mouées de vigne dont dix sur le ban de Woippy, le tout laissé à Dominique Virion pour l'espace de neuf années, par bail public passé devant M. Bernard, notaire à Metz, le 25 mars 1781, moyennant un canon annuel de 325 livres (19). »
Dix ans avant, en 1771, le fermier de ce domaine était un nommé Sébastien Malte.
En 1778, le Chapitre fit exécuter diverses réparations au château (20), qui, en 1791, fut acheté par J. Joseph Sechehaye, et depuis cette époque a toujours appartenu à sa famille.
(15) Sa hauteur n'est que de 2,80 m. C'est dans ce cachot qu'étaient les sorciers.
(16) Elle a 1,60 m de haut sur 0,80 de large et est encore garnie de son ancienne serrure d'énorme dimension que renforçait un verrou extérieur.
(17) Depuis le commencement du siècle, époque de leur desséchement, le sol amodié en pré s’est considérablement exhaussé.
(18) L'un de ces jardins, nommé le Jard et contigu au château, était alors planté de mûriers.
(19) Archives de la famille Sechehaye (communiquées par M. Jules Sechehaye, juge au tribunal civil de Sedan.
(20) Extrait d'une feuille intitulée : Délibérations capitulaires - Archives de la famille Sechehaye.

Faisant partie des monuments historiques de Woippy avec la Haute-Maison et le Château de Ladonchamps (brûlé en 1944), le château de la route de Briey a souvent été reproduit, soit en photographies ou en cartes-postales. Voici quelques exemplaires :


Photographie de Mlle Madeleine Berveiller (1898)

La façade Nord dans les années 1910 (CP - Phototypie Fiacre, Nancy)

Façade Sud vers 1950 (CP - Photo Boutault, Metz)
Façade Est début 1900 (photo-studio cathédrale, Metz)

Au dos de cette carte postale :
Le vieux château, forteresse avancée de Metz comme d'autres maisons fortifiées, églises des environs, date de la fin du XIIème siècle.
- Construit au carrefour des routes de Briey et du chemin longeant le bas des côtes de Moselle, l'Est (venant de Fèves, Semécourt, Norroy) il barrait la route de Metz à l'entrée N.O. de Woippy.
- Sa façade Nord n'avait que des meurtrières étroites.
- Il a joué le même rôle en 1944.
- A la libération, la terrasse N.O. était garnie de sacs de terre, rondins, briques, matelas, pour tireurs individuels et le donjon percé de meurtrières supplémentaires (vers le N.O.) pour armes automatiques prenant les routes en enfilade.
- Sa façade Nord qu'on ne voit pas sur la carte postale était très abîmée par deux obus d'assez gros calibre (tourelles décoiffées, murs percés, trous dans la cuisine et remise) et d'autres projectiles de moindre importance.
- Une bombe incendiaire était d'ailleurs tombée en août 44 contre la façade Sud que l'on voit sur la carte mais sans résultat.

Vers 1938 (CP - H. Brunot, Paris)

1941


« Le Trait d'Union - Le Lorrain des Réfugiés de l'Est »

Samedi 26 décembre 1942

Les hommes s’agitent, les éléments déchaînés s’abattent sur le pauvre monde, mais au milieu de la tempête restent impassibles les solides témoins du passé. Si les pierres ont une âme, elles doivent sourire de la folie des hommes, tel ce vieux château de Woippy, dont la massive silhouette prêche le calme imperturbable. Les saisons passent, et les catastrophes aussi, et la jeune verdure se fait de nouveau câline auprès des vieilles pierres qui ont toujours raison.

Dans les années 1950 (CP - Photo Jean Lirot, Moulins-lès-Metz)

Et aujourd'hui (Photo Denise Himmelsbach)

Après le décès de son propriétaire, M. Paul Sechehaye, le château a été vendu en 1978 : - clic -.

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