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  Dernière mise à jour : 9 avril 2012

 Norroy-le-Veneur 

Presse locale : Informations, Faits divers, Courriers, Annonces ( 1870 - 1918 )

Journaux consultés et abréviations utilisées Sources
Courrier de la Moselle (CdMo)
 
 
Indépendant de la Mos. (IdMo)
 
 
Les journaux consultés sont issus des collections de la Bibliothèque-Médiathèque de Metz-Pontiffroy, des Archives municipales de Metz et des Archives départementales de la Moselle.
(références disponibles sur place)

Choix de groupe d'années : | 1840-49 | 1850-59 | 1860-69 | > 1918 |

Années 1870 - 1918



( Moniteur de la Moselle )

Jeudi 24 Juin 1875
Toulouse, 25 juin. - Une très forte crue s'est produite dans la Garonne, à la suite des pluies torrentielles qui sont tombées et tombent encore dans la vallée supérieure du fleuve. Les dégâts matériels sont considérables, mais on n'a pas appris jusqu'à ce jour que les habitants aient éprouvé d'accidents graves. Des travailleurs militaires ont été mis à la disposition de l'autorité civile. Depuis quarante-huit heures la pluie n'a pas discontinué.

Samedi 26 Juin 1875
Les inondations.
Toulouse, 24 juin. - Tous les ponts, excepté le pont en pierre, ont été emportés par les eaux.
Une souscription a été ouverte par la municipalité pour venir en aide aux inondés.
Le canal a été rompu à Saint-Martory.
L'inondation a été terrible à Verdun (Ariège). On parle de cinquante maisons écroulées. Plusieurs personnes auraient été noyées.
La Garonne décroît sensiblement. Les eaux ont baissé déjà de 2 mètres 50.
Montauban, 24 juin. - La crue de la Garonne et du Tarn produit des effets désastreux.
La Garonne couvre, en certains endroits, une largeur de 4 à 5 kilomètres.
Les récoltes dans les propriétés riveraines sont perdues.
Albi, 23 juin. - Le Tarn a monté depuis hier d'environ 3 mètres. La pluie tombe depuis le 21, à midi.
Auch, 24 juin. - A la suite de pluies qui durent de puis bientôt trois jours, toutes les rivières, dans le département, sont débordées.
Le Gers est à environ 5 mètres au-dessus de l'étiage, dépassant ainsi le niveau de l'inondation de 1855. La basse ville est inondée.
Ou n'a à regretter jusqu'ici que des désastres matériels, mais ils sont considérables. Les eaux tendent à baisser.
Tarbes, 23 juin. - Le pont de sept arches qui relie les deux rives de l'Adour à Tarbes a été emporté par les eaux. Deux personnes qui s'y trouvaient ont été noyées. La crue dépasse celle de 1855.
Des sinistres sont signalés à Tournay et à Bagnères. La circulation de chemin de fer est interrompue du côté de Pierrefitte. La voie a été coupée par les eaux.
Foix, 25 juin, 10 h. matin. - Le préfet s'est rendu à Verdun. 50 maisons ou granges détruites ; 80 personnes disparues et sous les décombres avec 500 têtes de bétail environ. Hier, 24 cadavres ont été retrouvés et inhumés après avoir été reconnus. 6 blessés seulement. La troupe travaille à un déblaiement qui exigera plusieurs jours encore.
Les villages de Libastide et de Besplas entièrement engloutis . Le sous-préfet de Pamiers est sur les lieux. On ne sait encore s'il y a des morts à déplorer. Les pertes matérielles sont incalculables. Les routes et les chemins vicinaux détruits sur beaucoup de points.
Plusieurs ponts enlevés, d'autres menacent ruines. Heureusement que la pluie a cessé. Mais la neige qui est sur la montagne fait craindre de nombreux malheurs. Cependant depuis hier tous les cours d'eau ont considérablement baissé.
Pau, 25 juin. - Les eaux sont en décroissance. Les pertes matérielles sont considérables. Le chemin de fer de Pau à Toulouse est coupé en plusieurs endroits. En aval de Pau, la circulation est interrompue à Billère, mais on continue de ce point le service sur Paris.
Bordeaux, 21 juin. - Le maximum de la crue de la Garonne, dans le département de la Gironde, est attendu aujourd'hui dans le milieu de la journée. Le préfet est parti ce matin pour la Réole avec des ingénieurs. Aucun sinistre n'est signalé jusqu'à présent.


Mercredi 9 février 1887
Norroy-le-Veneur. On nous écrit le 7 février : La nuit dernière, vers minuit, le sieur Louis N., propriétaire à Norroy-le-Veneur, a quitté furtivement son lit, s'est armé d'une faucille et en a porté plusieurs coups à sa fille mariée, habitant sous le même toit et qui était couchée avec son enfant. Ne pouvant distinguer dans l'obscurité à qui elle avait à faire, la jeune femme se lève et, voyant que l'agresseur est son père, se met à appeler au secours. Lorsque les voisins arrivèrent et qu'on se mit à la recherche de N., on le trouva pendu au grenier. On pense que le malheureux a agi dans un accès d'aliénation mentale. (GdL)

Mardi 7 juin 1887
Comice agricole de Metz. Voici le résultat des élections qui viennent d'avoir lieu conformément au § 19 des statuts, pour les membres qui doivent compléter les bureaux des diverses subdivisions cantonales :
I- Woippy. Caissiers : MM. Heid, propriétaire et maire au Ban-St-Martin ; Boda Louis, propriétaire cordonnier à Woippy ; secrétaires : MM. Alexandre, instituteur à Lorry-lès-Metz ; Walch, instituteur à Norroy-le-Veneur ; assesseurs pour l'agriculture : MM. Huet, propriétaire et maire à Amanvillers ; Lapointe, fermier à St-Eloy ; pour la viticulture : MM. Claude, propriétaire et maire à Norroy-le-veneur ; Schiffer, propriétaire à Fèves.
II- Marange. (…) (GdL)

Samedi 8 septembre 1888
Un incendie a éclaté hier, à trois heures de l'après-midi, à la ferme de Sainte-Anne, près de Norroy-le-Veneur. Nous n'avons pas encore de détails à ce sujet. (LL)

Mercredi 12 septembre 1888
L'incendie signalé à la ferme de Sainte-Anne, écart de Norroy-le-Veneur, n'a eu heureusement aucune importance. Le feu avait pris dans la petite paille du manège. Les dégâts sont insignifiants. (LL)

Mercredi 30 janvier 1907
Norroy-le-Veneur (Dévaliseurs d’églises). On nous écrit :
« La bande de dévaliseurs d’églises reprend la série de ses exploits. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Norroy, un tronc, qui semblait défier toute tentative d’effraction, a été fracturé. Mais rien ne résiste aux outils de ces professionnels du vol. en tout cas, les cambrioleurs n’ont trouvé qu’un maigre butin, et, dans leur désappointement, ils s’en sont allés, laissant intact un tronc voisin, le seul qui fût abondamment fourni. » (LL)

Vendredi 13 novembre 1908
Norroy. – (Nouvelles cloches). On nous écrit :
« Notre Conseil municipal vient de décider l'acquisition de deux nouvelles cloches. De nos deux cloches actuelles, l'une était fêlée. Jugez de la sonnerie ! Nous ne savons pas encore à qui on s'adressera, mais il est probable que ce sera à la maison Farnier de Robécourt, dans les Vosges. Il est sorti de cette fonderie de si belles sonneries que nous pouvons être sûrs à l’avance d'être parfaitement servis. Les sonneries de Manhoué, Rochonvillers, Waldweisdorf, fournies cette année par la maison Farnier sont vraiment belles, mais la plus remarquable, la plus complète et la plus harmonieuse est assurément celle de Woippy, que nous avons pu entendre et admirer ces temps derniers.
Espérons donc que nos édiles, qui ont fait preuve de tant de bon sens en votant d'emblée la question de principe, s'adresseront, pour l'exécution de leur projet, à l'habile et distingué fondeur qu'est M. Farnier.
En tous cas, honneur à M. le maire et à nos conseillers qui ont montré par leur vote unanime qu'ils sont des hommes intelligents et soucieux du renom du village qu'ils représentent. » (LL)

Mardi 17 novembre 1908
Norroy-le-Veneur. - (Une belle fête.)
Le dimanche 8 novembre, la paroisse de Norroy-le-Veneur était en fête ; la poudre parlait, les clairons sonnaient.
Par une délicate attention, on avait voulu célébrer le 25e anniversaire de l'arrivée de M. le Curé au village, et, pour lui ménager une agréable surprise, le secret avait été religieusement gardé. Tout fut concerté en dehors de lui, et tout au plus put-il deviner quelque chose de ce gentil complot.
A la sortie des vêpres, toute la population s’amassa devant le presbytère, à la suite des deux Conseils municipaux, au grand complet, et escortée par plus de vingt pompiers, à l’allure martiale.
M. le Maire, prenant la parole au nom de tout ce peuple, complimenta M. le Curé, en un fort beau langage, avec âme, d'un accent où perçait l'émotion ; il exprima si bien les sentiments et les sympathies de tous, il se fit si bien leur interprète, que de toutes parts éclatèrent les applaudissements et les bravos. Il termina en offrant à M. le Curé un souvenir de valeur, une véritable œuvre d'art. Ce fut alors une explosion de vivats en l'honneur de M. le Curé.
Ce qu'il y eut de plus touchant dans cette démonstration, c'est son unanimité. Pas une note discordante, mais harmonie parfaite. La joie rayonnait sur tous les visages, tous les cœurs vibraient à l'unisson. Voilà bien l'entente cordiale. Nos populations savent honorer leurs prêtres. Cette fête de famille le témoigne une fois de plus. (LL)

Mardi 16 juillet 1912 (LL)
Vendredi 25 octobre 1912 (LL)

Mardi 15 octobre 1912
Norroy-le-Veneur. (Service anniversaire) - On nous écrit, le 14 octobre :
Hier, après-midi, avait lieu ici une émouvante cérémonie, organisée par la Section locale du « Souvenir Alsacien-Lorrain » pour commémorer la mémoire des soldats français tombés à la bataille du 7 octobre 1870.
Avant l'office religieux une délégation déposa une couronne et une gerbe de fleurs sur une tombe allemande ; geste généreux, prouvant, quoi qu'en disent ses adversaires, que, l'œuvre du « Souvenir Alsacien-Lorrain », sait honorer tous ceux qui ont fait leur devoir envers leur patrie.
Il est trois heures ; les cloches aux voix plaintives, appellent le peuple au service religieux. Bientôt, l'antique église se remplit comme aux grands jours de fête. Toutes les familles de Norroy, de Plesnois et de leurs annexes ont répondu à l’appel du comité. Parmi les assistants beaucoup d'étrangers ; aussi quelques vétérans de 1870 portant fièrement le ruban vert en noir. Aux premiers rangs nous remarquons Lucien François, délégué régional de la vallée de l’Orne, remplaçant M. Jean, M. Th. Guillot, délégué régional, de Sainte-Marie-aux-Chênes, MM. les délégués Gruninger, de Rosselange, Bejin, de Vitry, Durenne, de Rombas, etc. ; MM. les maires et conseillers municipaux de Norroy et de Plesnois. M. Giry, de Semécourt, ancien sergent des francs-tireurs de Châteaudun est toujours fidèle au poste, tout comme il y a 42 ans.
Sur le catafalque, orné de plantes vertes, entouré d'un luminaire imposant, se détache la couronne du « Souvenir Alsacien-Lorrain » cravatée aux couleurs rouge et blanc ornées de la croix de Lorraine ; le ruban se termine par des franges d'or.
Pendant les vêpres des morts la quête est faite avec une grâce parfaite par Mlle Marie Pierre conduite par M. Guillot, secrétaire du « Souvenir Alsacien-Lorrain ». L'absoute donnée par M. l'abbé Lacroix, le nouveau curé de la paroisse, la foule se rend au cimetière pendant que les cloches sonnent le glas funèbre. Devant le beau monument, érigé l'an dernier, l'officiant récite les prières liturgiques.
Après le dépôt de la couronne, fait par un ancien combattant chacun passe, silencieusement et pieusement, traçant avec l'eau sainte, sur le monument, le signe de la rédemption. Une réunion a lieu ensuite dans la salle de M. Thiéry en présence d'une foule aussi nombreuse qu'à l'église.
M. Gellinet, maire et président de la section du « Souvenir Alsacien-Lorrain » de Norroy, ouvre la séance et offre la présidence à M. Lucien François avec M. l'abbé Lacroix et M. Gruninger comme assesseurs.
M. Th. Guillot, dans une courte allocution salue les morts du 7 octobre 1870 et fait l'éloge de leurs survivants. M. L. François, dans un de ces vibrants discours dont il a le secret, provoque l'admiration unanime et les applaudissements enthousiastes de l'auditoire par son inébranlable fidélité au culte du « Souvenir ».
M. l'abbé Lacroix, le nouveau curé, depuis quelques jours seulement dans sa paroisse, en prenant la parole, se dit heureux de prendre contact avec ses paroissiens dans cette circonstance. On sent dans l'orateur le Lorrain du terroir lorrain. Nul doute que cet heureux début ne l'attache à la sympathique population de Norroy et de Plesnois.
M. François remet ensuite au nom du comité central des diplômes aux personnes qui ont mérite de l’Oeuvre des tombes.
Après quelques paroles de remerciements adressées par M. Gellinet, la séance est levée ; puis tous quittent, satisfaits d'une si belle journée, en se donnant rendez-vous, plus nombreux encore, à l’an prochain. (LL)

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