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  Dernière mise à jour : 9 octobre 2010

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Le Souvenir Français (1/4)
Section de Woippy : 1910 - 1913

Vendredi 7 octobre 1870 : Bataille de Ladonchamps
(Document extrait du Livre d'Or du Souvenir Français, J.-P. JEAN, Metz, 1929, pages 42-43)

(Les Grands-Tapes, Les Petites-Tapes, Francloncharnps, Ladonchamps, Saint-Remy, Sainte-Agathe, Bellevue).
- Opération de ravitaillement très importante, mais aussi très meurtrière, dirigée par Bazaine lui-même et exécutée par la Garde et le corps de Canrobert contre les Ier, IIIe, VIIe et Xe corps allemands ; diversion du 3e corps (Le Boeuf) à droite sur Vany-Mey et Lauvallière et du 4e corps (Ladmirault) à gauche, vers Woippy, Lorry et Vigneulles.

Les forces du maréchal Canrobert s'étendaient de la Moselle au bois de Woippy, à hauteur des Maxes, de Ladonchamps et de Sainte-Agathe. La division Deligny des voltigeurs de la garde, à laquelle on avait adjoint les quatre compagnies de partisans de la division Tixier, occupait tout le milieu de la plaine ; elle était sur trois lignes à 500 mètres l'une de l'autre. A sa droite, le 9e bataillon de chasseurs de la division Tixier bordait la Moselle, observant la rive droite et destiné à répondre au feu de l'ennemi venant de Malroy. A gauche, le bataillon de chasseurs de la garde était massé derrière la ferme de Sainte-Agathe ; plus à gauche encore, se trouvait la brigade Gibon de la division Levassor-Sorval, avec les compagnies de partisans des 3e et 4e divisions du 6e corps ; elle occupait le bois de Woippy et devait en déboucher sur Sainte-Anne et le hameau de Bellevue.
Au signal donné, toutes ces troupes s'ébranlent en même temps ; la Ire brigade des voltigeurs dépasse les Maxes, refoule les tirailleurs ennemis, enlève Franclonchamps et pousse ses propres tirailleurs jusqu'à hauteur des Grandes-Tapes, pendant que la 2e brigade s'empare de Saint-Remy, où elle trouve une résistance énergique. A peine notre mouvement s'est-il dessiné que l'ennemi ouvre une violente canonnade des batteries d'Olgy et de Malroy, de Semécourt et de Fèves, et de celles qu'il a placées dans la plaine à Amelange et en avant de Maizières. Malgré l'intensité de leurs feux et les pertes qu'ils nous font subir, la division Deligny n'en continue pas moins à se porter en avant, entraînée par le brillant exemple de ses chefs et de ses officiers. Les Grandes Tapes sont enlevées par la Ire brigade et bientôt la 2e reste maîtresse des Petites-Tapes. Le bataillon de chasseurs de la garde s'était emparé en même temps du hameau de Bellevue, que le génie mit en état de défense, et il était venu s'embusquer dans un fossé à 500 mètres en avant.
A l'extrême gauche, la brigade Gibon, précédée des compagnies de partisans, avait traversé les bois de Woippy et s'était jetée sur Sainte-Anne dont elle ne s'empara qu'après de sérieux efforts ; non seulement elle trouva devant elle le feu des batteries ennemies, celui qui partait des tranchées, mais elle eut encore à faire face a la fusillade dirigée sur sa gauche que ne couvraient pas les troupes du 4e corps.
A 3 heures, tout le terrain indiqué était en notre pouvoir ; notre première ligne avait atteint le ruisseau des Tapes et le bordait du chemin de fer à la Moselle. Mais l'ennemi semblait augmenter d'heure en heure le déploiement de son artillerie ; des réserves considérables apparaissaient dans le lointain, pour parer à toute éventualité, et bien qu'une partie des troupes du 6e corps fût encore en deuxième ligne, Bazaine fit appeler comme réserve la Ire brigade de la division Picard des grenadiers de la garde et la fit placer à la gauche, les zouaves entre le bois de Woippv et Sainte-Agathe, le Ier grenadiers à la Maison-Rouge avec deux batteries de la garde.
L'appui qu'il voulait donner au maréchal Canrobert par les diversions des 38 et 40 corps n'avait pas produit tout le résultat qu'il attendait. Au 3e corps, la division Aymard, chargée d'occuper les positions indiquées, n'avait pas dépassé sur la route de Bouzonville la tranchée que l'ennemi y avait établie entre la Moselle et le village de Rupigny ; elle se trouvait ainsi dans l'impossibilité d'agir contre les batteries de Malroy. Sa 2e brigade avait enlevé rapidement Chieulles et Vany ; elle s'étendait par sa droite jusqu'à Villers-l'Orme et Mey, sur la route de Sainte-Barbe. Ce mouvement fit sans doute craindre à l'ennemi une nouvelle attaque de ses positions de Poix et de Servigny ; aussi déploya-t-il bientôt de ce côté des forces considérantes appuyées d'une nombreuse artillerie. Le maréchal Le Boeuf fit alors avancer la division Metman à la droite de celle du général Aymard, sur le versant nord du ravin de Vantoux, jusqu'à Lauvallières ; mais tout se borna sur ce point, de la part des Prussiens, à une démonstration dans laquelle ils n'engagèrent que leurs batteries.
A la gauche, ce fut la division Grenier du 4e corps qui fut chargée de soutenir l'opération du maréchal Canrobert. La Ire brigade occupa Lorry, Vigneulles et son bois, sans coup férir, les petits postes ennemis, se retirant devant nous. La 2e, à laquelle on avait adjoint le 1er bataillon de chasseurs, pénétra dans le bois de Woippy au même moment que la brigade Gibon et s'avança au-delà, dans la direction de Villers-les-Plesnois. Elle occupait en même temps le poste ruiné de la Tuilerie et le vallon de Saulny, où elle se maintint en deçà du village. Mais ces troupes ne gardèrent pas assez longtemps leurs positions ; elle suivirent un mouvement de retraite momentané de la brigade Gibon pendant l'attaque de SainteAnne et se retirèrent jusqu'auprès de Woippy, se bornant à observer les débouchés des bois pour arrêter tout mouvement de l'ennemi du côté de la plaine.
En présence de l'intensité du feu de l'ennemi qui ne diminuait pas et de la direction convergente qu'il lui avait donnée sur les points dont nous nous étions emparés, Bazaine se voyait dans l'impossibilité de réaliser l'opération de fourrage qu'il avait voulu faire. Il maintint néanmoins les troupes sur les positions conquises, afin, disait-il, d'affirmer notre succès, et il ne donnait qu'à 5 heures et demie l'ordre de se replier dans l'intérieur de nos lignes. La retraite se fit dans le meilleur ordre sous la protection de notre artillerie de campagne et de nos batteries de position ; elle ne fut pas inquiétée par l'ennemi autrement que par le feu de ses batteries, quoiqu'il pût disposer alors de forces considérables ; il était d'ailleurs tenu en respect par notre poste avancé de Ladonchamps, où la brigade de Chanaleilles s'était établie dès le début de l'action et s'était solidement maintenue sous une véritable pluie d'obus.
Tel est, d'après le bulletin officiel de Bazaine, le résumé de cette journée.
Le but qu'il s'était proposé n'avait donc pas été atteint ; ce résultat était facile à prévoir, et disons qu'il avait été prévu au seul examen des dispositions arrêtées. Ce que Bazaine avait désiré, il l'avait obtenu : un combat brillant, des prisonniers, un bulletin et des pertes assez considérables pour qu'on pût y voir une action sérieuse. Le fourrage à faire avait été le prétexte sans le lequel il lui eût été difficile d'expliquer une entreprise dont le but était d'enlever à l'ennemi des positions intenables, pour les lui abandonner ensuite ; elle ne pouvait avoir d'autre résultat qu'un chiffre regrettable de morts et de blessés, dont existence eût due être sacrifiée plus utilement.
Comme la retraite du 17 août et la tentative du 31, cette opération fut une nouvelle énigme pour le prince Frédéric-Charles ; il en demanda l'explication, avouant qu'il n'avait pu comprendre le dessein de Bazaine. Il n'y avait qu'une pensée en vue de la responsabilité à l'avenir, et l'armée ne s'y trompa pas, si l'on en juge par les opinions qui y furent hautement exprimées. Ce qu'il y a de certain, c'est que le maréchal tint à bien constater l'état de nos pertes, pour ne pas laisser amoindrir l'importance de 1'engagement : les journaux de Metz ayant indiqué un chiffre inférieur à la réalité, il s'empressa de le faire rectifier.
Les pertes allemandes furent de 18 officiers tués, 36 officiers blessés, 4 disparus et 207 hommes tués, 910 hommes blessés et 414 hommes disparus.
Du côté français : le général Gibon, tué et inhumé au cimetière de Woippy, 2 généraux blessés, 21 officiers tués. 48 officiers blessés, 90 hommes tués, 981 hommes blessés, 122 hommes disparus.


Château de Ladonchamps. Dessin de MIGETTE, 1870.


Combat de Ladonchamps (Dessin de Maurice Pallandre)
Défense d'un château.
Dessin A. de NEUVILLE. En Campagne, Paris, p. 25.
 
 


Sans indication contraire, tous les articles ont issus du Républicain Lorrain.

Samedi 7 octobre 1871
Woippy :
Premier anniversaire ou première commémoration de la Bataille de Ladonchamps

Samedi 14 octobre 1871 (Journal Moniteur de la Moselle)
ANNIVERSAIRE DU 7 OCTOBRE 1870 A WOIPPY
Dans une dernière lutte, soutenue en avant de Ladonchamps, le 7 octobre 1870, des soldats français succombèrent, hélas! en trop grand nombre, en accomplissant leur devoir. Plusieurs furent enterrés au cimetière de Woippy.
Le patriotisme des habitants s'était plu à orner leurs tombes, mais à l'approche du jour qui avait été témoin de leur valeur héroïque et de leur glorieux trépas, on voulut leur rendre un hommage plus complet, leur témoigner une reconnaissance plus réelle. « Ils sont morts pour nous, disait-on, nous devons prier pour eux. »
Cédant au désir général qui, du reste, répondait si bien à ses propres aspirations, M. le curé de Woippy annonça qu'il célébrerait, le 7 octobre, un service solennel pour les soldats morts à Ladonchamps et pour tous les enfants de la paroisse, victimes de la guerre.
Dès le matin, le village présentait un aspect inaccoutumé ; à 10 heures, le glas funèbre annonçait le commencement de la cérémonie ; la vaste église de Woippy pouvait à peine contenir le flot des assistants. M. le Maire et le Conseil municipal s'y étaient rendus en corps.
D'un côté, étaient les jeunes gens, en tenue de cérémonie ; de l'autre, les jeunes filles vêtues de blanc, tous des couronnes au bras ; venait ensuite une foule nombreuse, en grand deuil, composée non seulement des habitants de Woippy, mais encore de Metz et des villages voisins.
Dans le chœur s'élevait, surmonté d'une croix en fleurs blanches, un riche catafalque offert par une généreuse famille ; sur la face antérieure, une croix de la Légion d'honneur dans une couronne d'immortelles ; sur les faces latérales des candélabres entourés de lierre, et des oriflammes funèbres avec des inscriptions appropriées à la circonstance.
Un nombreux clergé avait voulu apporter aux défenseurs de la France le tribut de ses prières et de ses sympathies.
Après la grand'messe, on se rendit processionnellement sur les tombes des morts du 7 octobre. Le cortège s'étendait dans un ordre parfait, sur une distance de plus de cinq cents mètres. Les jeunes gens avançaient sur deux colonnes, après eux les jeunes filles.
Au milieu, deux bannières voilées, puis une énorme couronne destinée au brave général Gibon. La croix de fleurs blanches était portée par une demoiselle précédant le clergé, à la suite duquel marchaient M. le Maire, le Conseil municipal et toute l'assistance.
Le clergé s'arrêta devant une grande croix, érigée par les soins du Conseil de fabrique, sur les tombes des soldats, afin de perpétuer ainsi le souvenir de leur dévouement ; on y lisait l'inscription suivante : Aux soldats français morts pour la défense de la patrie, les habitants de Woippy reconnaissants.
Après avoir béni les tombes des soldats, M. le curé se dirigea vers celle du général, qui disparut, comme les autres, sous une avalanche de couronnes.
Les cérémonies religieuses terminées, le clergé se remit en marche vers l'église, et la foule s'écoula, livrée aux graves pensées que lui avait inspirées cette triste et imposante cérémonie, dont les habitants de Woippy se souviendront toujours.
Quelques personnes s'attendaient à un discours, mais plus éloquente que les discours était 1'attitude de cette population si nombreuse, venue spontanément pour attester, par cette manifestation religieuse, sa douleur, ses regrets, ses espérances. A. C.


Octobre 1910
Création de la section du Souvenir Français de Woippy


Samedi/dimanche 13/14 août 1910 (Le Messin)
Nous avons l'honneur de porter à la connaissance des membres et amis de l'Oeuvre des tombes militaires « Le Souvenir Français », que les cérémonies commémoratives fondées par les comités de Lorraine ci-dessous nommés, auront lieu aux dates indiquées et consisteront tout simplement en un service religieux (Messe de Requiem ou Vêpres des Morts) pour le repos de l'âme des officiers et soldats français morts en 1870. Il ne sera organisé aucun cortège ; les membres de l'Oeuvre se rendront individuellement de l'église au cimetière ou au monument et sont priés de ne pas arborer l'insigne du « Souvenir Français ». Au cimetière ou au monument il ne sera prononcé aucun discourt. La couronne du « Souvenir Français » et celles des régiments seront déposées par le délégué général ou par le président du comité local. Au monument ne pourront être exécutées que des marches ou chorales funèbres par la seule société de musique admise.
Nous invitons nos chers associés et compatriotes des localités respectives de bien vouloir rehausser par leur présence le service commémoratif fondé par notre comité local. Par notre présence, paisible et recueillie, unissant nos cœurs dans une pensée commune de fraternité et de souvenir à nos morts, nous saurons, Lorrains et Alsaciens, conserver à nos pieuses cérémonies, leur vrai caractère de dignité. C'est là notre unique désir.
Le délégué général du « Souvenir Français » en Alsace-Lorraine. J.-P. JEAN
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Gorze, dimanche 14 août à 3 h 1/2 de l'après-midi ; Borny, lundi 15 août à 4 h 1/2 de l'après-midi ; Gravelotte, mardi 16 août à 9 h 1/2 du matin ; Saint-Privat-la-Montagne, jeudi 18 août à 10 h du matin ; Sainte-Marie-aux-Chênes, dimanche 21 août à 4 h de l'après-midi ; Montigny-lès-Metz, lundi 22 août à 10 h 1/2 du matin ; Noisseville, dimanche 28 août à midi ; Saint-Julien, lundi 22 août à 10 h 1/2 du matin ; Peltre, lundi 5 septembre à 10 h du matin ; Sablon, lundi 12 septembre à 10 h du matin ; Moyeuvre-Grande, mardi 20 septembre à 10 h du matin ; Woippy, dimanche 2 octobre à 3 h 1/2 de l'après-midi ; Rombas, mardi 4 octobre à 10 h du matin ; Thionville, lundi 14 novembre à 10 h du matin.
Les comités et sous-comités de Bouzonville, Courcelles-Chaussy, Marange-Silvange, Moulins-Longeville, Novéant-Corny, Phalsbourg, Plappeville-Lorry, Rémilly, Sarrebourg et Sierck feront également célébrer une messe de Requiem pour le repos de l'âme des officiers et soldats morts dans les ambulances de ces localités.
Les services commémoratifs fondés par les comités de Vallières, Boulay, Châtel-Saint-Germain, Ars-sur-Moselle, Forbach et Sarreguemines ont été célébrés les 25 et 31 juillet, ler, 2, 6 et 7 août 1910.


LE LIVRE D'OR DU SOUVENIR FRANCAIS
J.-P. JEAN,
Metz, 1929, page 323.


Cérémonies de la section du Souvenir Français de Woippy
Années 1910, 1911, 1912 et 1913

Lundi 10 octobre 1910 (Le Lorrain)
(Souvenir Français). – Rarement nous avons assisté à une cérémonie du Souvenir Français plus simple et plus émotionnante que celle dont il nous a été donné d’être témoin hier après-midi à Woippy. Les derviches hurleurs du chauvinisme allemand peuvent être satisfaits : il n’y avait hier ni catafalque tricolore, ni trophée, ni cartouches, ni ruban tricolore à la couronne du Souvenir Français, ni discours d’aucune sorte au cimetière. La population était accourue très nombreuse à l’appel du Souvenir Français. Au lieu des cartouches et des trophées, le catafalque, recouvert du drap noir et blanc, était entouré de cierges et de fleurs blanches. Appuyé contre le catafalque, la couronne de perles très simple du Souvenir Français, ne porte que des ceux mots : Le Souvenir Français. Aucune cravate tricolore n’y est attachée.
Les vêpres ont été chantées et l’absoute donnée par M. l’abbé L’Huillier, curé de Woippy. Une quête fructueuse a été faite par Mlle Nicolas. Après les vêpres, M. l’abbé Laurent, archiprêtre de Gorze, ancien curé de Woippy, est monté en chaire et a prononcé une allocution vibrante, d’une envolée vraiment superbe. Après avoir défini et défendu l’œuvre du Souvenir Français, qui est la croisade de souvenir et de prière, M. l’abbé Laurent a développé le trois points suivants : Souvenons-nous de la vaillance des soldats français morts sur les champs de bataille, pour les honorer ; souvenons-nous de leur dévouement et de leur mort pour les remercier, et souvenons-nous d’eux pour soulager et délivrer leurs âmes. Cette allocution a fait une impression bien profonde sur toute l’assistance. Quand l’absoute est donnée, le clergé quitte les ornements sacerdotaux et se rend au cimetière, accompagné de M. Jean, délégué général du Souvenir Français. Derrière suit toute la paroisse, hommes et femmes sans former toutefois de cortège. Au cimetière, où se trouvent plusieurs tombes d’officiers et soldats français la couronne est déposée sur l’une d’elles, puis toute l’assistance récite à haute voix un Pater et un Ave. La même prière est récitée devant le monument du général Gibon, qui fut blessé le 15 septembre et qui succomba le 19 septembre 1870. Il est inhumé au cimetière de Woippy. Au moment de se séparer, M. Jean, dit près du monument ces quelques mots : « Au général Gibon et aux soldats français enterrés dans ce cimetière les Lorrains adressent un souvenir reconnaissant : Honneur et Patrie ! »

Mardi 11 octobre 1910 (Courrier de Metz)
(Souvenir Français). – Dimanche, le Souvenir Français a fait célébrer à Woippy un service à la mémoire de soldats français tombés en 1870 et enterrés dans le cimetière de la localité. Une foule très nombreuse était accourue de Metz et des villages des environs.
Sur l’ordre du gouvernement, le drapeau tricolore, qui recouvrait précédemment le catafalque dans les cérémonies analogues, avait été supprimé, de même que le ruban tricolore dont le Souvenir français cravatait les couronnes.
Pendant le service, M. l’abbé Laurent, curé-archiprêtre de Gorze, a prononcé une vibrante allocution pour défendre l’œuvre du Souvenir français contre les attaques des organes allemands. Il a exhorté l’assistance à garder fidèlement la mémoire des braves soldats français.
Le clergé, à la tête de l’assistance, s’est rendu ensuite au cimetière où une couronne a été déposée sur la tombe du général français Gibon enterré à Woippy.
Au moment de se séparer, M. Jean, dit près du monument ces quelques mots : « Au général Gibon et aux soldats français enterrés dans ce cimetière, les Lorrains adressent un souvenir reconnaissant : Honneur et Patrie ! ».

Jeudi 12 octobre 1910 (Le Messin)
Woippy. – Dimanche après-midi, le Souvenir Français a fait célébrer, à Woippy, près de Metz, un service funèbre à la mémoire des soldats français enterrés en 1870, dans cette localité. La foule était nombreuse.
La drap tricolore, qui recouvrait habituellement la catafalque, a été supprimé sur ordre du gouvernement.
L’abbé Laurent a prononcé une vibrante allocution, défendant l’œuvre du Souvenir Français contre les attaques des journaux chauvins d’Allemagne.
L’assistance s’est rendue ensuite au cimetière, où une couronne a été déposée sur la tombe du général Gibon.
Au nom des Lorrains, M. Jean, délégué du Souvenir Français, a adressé un hommage reconnaissant aux soldats français tombés pour la défense du pays.

Jeudi 13 octobre 1910 (Le Lorrain)
Les cérémonies commémoratives organisées samedi dernier à Trèves et dimanche à Woippy, par les soins du Souvenir Français, ainsi que l’anniversaire de la journée du 18 août célébré le le 9 octobre à Batilly par la municipalité de cette localité, fournissent l’occasion à la Strassburger Post de placer quelques propos haineux et vexatoires. C’est le métier de ce triste journal d’entendre ainsi la conciliation. Il enregistre rageusement le fait que le Lorrain s’est fait représenter dans ces différentes circonstances. Eh ! Oui, nous avons de notre rôle de narrateur une conception autrement consciencieuse que les écrivassiers de la feuille pangermanique qui, sans avoir le souci de connaître l’opinion publique, écrivent à huis clos des articles tendancieux. Si la Strassburger Post avait le moindre sentiment d’équité, elle reconnaîtrait que la manière d’agir du président de la Fédération des Sociétés de vétérans à Trèves manquait de courtoisie et de prévenance. Le Souvenir Français est une société qui a sa raison d’être, qui est hautement appréciée, même dans beaucoup de sphères allemandes. Mais il est profondément regrettable que certains esprits obtus s’obstinent à lui contester le droit d’honorer à sa manière les morts français de 1870.
Que dirait la Post si, en France, on aurait de pareils procédés à l’égard des Allemands qui vont rendre hommage à leurs morts ?
Qu’est-ce que la Strassburger Post a à redire à la cérémonie de Woippy ?
Que peut lui importer celle de Batilly ? Les Français sont là chez eux et n’ont pas à recevoir d’ordres de la part des gallophobes de Strasbourg.

Lundi 5 décembre 1910 (Le Lorrain)
« Kriegerverein » et « Souvenir Français ». – L’organe des « Kriegerverein » d’Alsace-Lorraine, qui a titre Elsass-Lothringischen Krieger-Verbandsblatt, publie la note suivante dans son dernier numéro :
Après que l’attitude du « Souvenir Français » lors des fêtes commémoratives sur les champs de bataille en deçà et en delà de la frontière a prouvé que cette Société est en opposition avec nos statuts (art. 1, nos b et c), nous demandons aux comités départementaux et particulier d’obtenir que ceux de leurs membres qui sont en même temps membres du « Souvenir Français » sortent de la Fédération.
La Post approuve naturellement cette décision et compte bien qu’elle ne portera pas grand préjudice au chiffre des « guerriers ». Qu’aurait dit la Post si le Souvenir Français avait pris cette initiative ?
Le « Souvenir Français » ne s’en portera d’ailleurs pas plus mal pour cela.

Vendredi 28 juillet 1911 (Courrier de Metz)
Gravelotte. La Metzer Zeitung apprend que l’on va ériger un nouveau monument sur le champ de bataille. Depuis vingt ans ce monument, élevé à la mémoire des combattants du régiment d’infanterie n° 35 tombés pendant la guerre de 1870-71, se trouvait placé dans la cour de la caserne Wieben, à Dantzig. Dans ces dernières années, l’accès du monument était très difficile. C’est pourquoi le régiment a décidé de la faire placer à Gravelotte.

Mercredi 17 août 1911 (Le Lorrain)
Interdiction de séjour au Lieutenant-colonel Rousset. – La Liberté a publié, lundi soir, l’information suivante :
« Notre rédacteur militaire, M. le lieutenant-colonel Rousset, vient d’être l’objet, de la part du gouvernement allemand, d’une vexation qui l’honore, mais qui cependant a été très sensible à son cœur d’ancien combattant de 1870.
Il avait été invité par le « Souvenir français lorrain » à prendre part au pèlerinage organisé par cette association aux champs de bataille de Metz, dont nous parlons d’autre part, et il avait été prié de faire deux conférences sur le théâtre même de ces sanglantes luttes.
Le gouvernement allemand vient de signifier au lieutenant-colonel Rousset l’interdiction de pénétrer aux pays annexés.

Mercredi 4 octobre 1911 (Courrier de Metz)
Le Souvenir français. – Il y a quelques jours, nous lisions, dans plusieurs journaux français, une note conçue en ces termes, ou autres équivalents :
« Les délégués du Souvenir français », qui a des sections à Metz, Strasbourg, Sarreguemines, Saverne, etc., viennent d’être avisés par les autorités qu’à l’avenir, le Souvenir français tomberait sous le coup de la loi de l’Empire, en tant qu’association politique. En conséquence, les délégués et présidents des différentes sections ont été invités à faire une déclaration dans ce sens et à remettre au gouvernement la liste des personnes qui constituent les bureaux du Souvenir français.
On se demande ce que signifie cette attitude du gouvernement impérial. L’œuvre pour l’entretien des tombes militaires n’a jamais fait de politique dans les provinces annexées. On croit que les délégués du Souvenir français protesteront contre la décision du gouvernement impérial.
Le conflit ne manque pas d’intérêt, d’autant plus qu’on affirme qu’un personnage influent de Strasbourg aurait déclaré le 9 janvier :
La « Lorraine Sportive » vient d’être dissoute, maintenant c’est au tour du « Cercle des Etudiants » et ensuite viendra celui de l’ « Œuvre des Tombes ».
Nous devons dire que jusqu’à présent nous n’avons absolument aucune connaissance d’une notification en ce sens aux délégués du Souvenir français. Cela n’est pas une preuve, assurément ; cependant, il nous semble que si quelque chose s’était passé, quelque journal d’Alsace-Lorraine en eût eu connaissance ; et nous n’avons rien vu. – Une chose est certaine : en France, le Souvenir français ne passe pas pour être une Société faisant de la politique. A quel titre ses affiliés lorrain sen feraient-ils ?
Ils ont pu, prétendront certains, aller trop loin, étant donnée notre condition actuelle ; mais cela, c’est le fait de quelques particuliers, et non de la Société. Ou serait-ce le nom que l’on poursuit ? Mais alors, il faudrait poursuivre aussi notre histoire ; et il n’est au pouvoir de personne d’effacer le moindre fait historique.

Jeudi 12 octobre 1911 (Le Messin)
Woippy. – C'est en grand nombre que, comme les années précédentes, la population a répondu dimanche dernier, à l'appel du « Souvenir Français » pour assister au service commémoratif célébré à la mémoire des soldats français morts en 1870.
La cérémonie religieuse terminée, les membres de l'œuvre se rendirent au cimetière où plusieurs couronnes et gerbes furent déposées sur les nombreuses tombes militaires.
La couronne destinée au général Gibon était portée par un vieux vétéran qui servit au 21ème de ligne, sous les ordres du colonel Gibon ; c'était vraiment émotionnant d'entendre ce vieux brave parler de son colonel comme d'un père!
Après la visite au cimetière, une réunion privée réunissait à la salle Galleron les membres de l'œuvre.

Mardi 8 octobre 1912 (Le Lorrain)
Woippy. – (Le Souvenir alsacien-lorrain). On nous écrit :
La pieuse croisade du Souvenir entreprise et soutenue envers et contre... bien des choses par l'infatigable Président du Souvenir Alsacien-Lorrain, M. Jean, nous amenait hier dans la charmante localité de Woippy. C'était la commémoration de l'affaire du 7 octobre 1870 : Woippy, Ladonchamps, Les Tapes, Saint-Rémy. Un radieux soleil rend ce froid dimanche d'octobre presque gai. Gaieté de la nature insolente envers nos souvenirs, ceux que nous venons évoquer en ce coin de notre chère Lorraine! L'église si coquette est garnie comme aux jours les plus solennels et la nombreuse assistance prouve le culte que conservent, pour ceux qu'ils ont vu combattre et mourir, les habitants de Woippy. Et pendant que se déroule la cérémonie liturgique, notre pensée s'échappe et se reporte à 42 ans en arrière.
Il est 4 heures. Nos troupes sont victorieuses!
L'élan irrésistible du 6e corps a délogé de leurs positions les Prussiens à Franclonchamps, Saint-Rémy, Bellevue, les Grandes et les Petites Tapes. La brigade, après des pertes cruelles vient de s'emparer de Sainte-Anne. Son audacieux chef titulaire depuis le 20 septembre tombe mortellement frappé. Hélas! à 5 heures et demie, l'inévitable ordre de retraite du maréchal félon parvient aux troupes, et c'est le recul, retardé toutefois par l'héroïque défense de la brigade de Chanaleilles retranché dans le château de Ladonchamps. Et, cette journée comme tant d'autres s'acheva sans résultats, sinon de nous coûter 1250 blessés qui vont grossir les ambulances où l'on ne guérit plus, où l'on meurt...
Ils ont lutté, n'étant ni l'espoir ni le nombre
Et sans cesse détruits et renaissant toujours,
C'est un éclair divin de cette époque sombre
Que ces martyrs voulant leurs supplices moins courts.
Nous sommes distraits de ces rêveries sombres par une vision charmante. La quêteuse, Mlle Chalté, en ravissant et authentique costume lorrain, qui lui sied à ravir, nous tend sa bourse, glanant pour l'entretien des tombes de ces héros évoqués il y a quelques instants. Combien touchant ce geste de la Lorraine d'aujourd'hui qui ne veut pas que tombent dans l'oubli, ceux qui donnèrent tout pour elle un jour! Puis c'est l'absoute, par le vénérable aumônier de Vigneulles et la foule s'écoule et se dirige en masse vers le cimetière, dans le calme de cette belle fin de journée automnale.
Qui pourrait croire qu'à pareille heure, il y a quarante-deux ans, la bataille faisait rage et que la mort faisait ample moisson de jeunesses et de vigueurs! Le cimetière renferme les corps d'une quarantaine de nos officiers et soldats groupés autour de la tombe du général Gibon. La couronne du Souvenir A.-L. y est déposée en silence, puisque toute parole est interdite. Ce que témoignent les casques pointus de deux gendarmes qui scintillent de l'autre côté du mur.
Aussi une simple prière dite du fond de l'âme et la foule redescend vers la salle où doit avoir lieu la réunion.
M. Jean y procède à la remise des nouveaux diplômes si artistiques, dus à la générosité de M. Geisler. Les titulaires en sont: M. le curé de la paroisse, l'abbé L'Huillier ; M. Lapointe, le dévoué président de la section du S. A.-L. à Woippy; Mlle de Saulcy, de Plappeville ; les quêteuses de l'année et des années précédentes, Mlles Chalté, Victorine Nicolas et Mme Keller, etc. Ensuite avec son ardeur jamais lassée, M. Jean développe la transformation exigée de par les circonstances, du Souvenir Français en Souvenir Alsacien-Lorrain ; son but et sa volonté de vivre et de se développer, malgré tout, pour son idéal de souvenir et de reconnaissance. Il fait un chaleureux appel aux dames de Lorraine à qui il confie la mission d'être les apôtres du Souvenir à leur foyer. Que par elles soient assurés d'une prière ces petits soldats qui s'en vont loin du toit paternel, mourir pour leur pays et pour leur idéal. G. F.

Lundi 6 octobre 1913 (Le Messin)
Woippy. Service funèbre. Hier après-midi a été célébré en l'église de cette localité un service funèbre pour les soldats français tombés autour de Ladonchamps en août-septembre 1870. Après le service ont été déposées des couronnes envoyées à leurs anciens, par les 25 et 26ème régiments d'infanterie de ligne, sur les tombes du général Gibon et des anciens combattants de 1870.

Lundi 6 octobre 1913 (Le Lorrain)
Anniversaire de Ladonchamps. On nous écrit :
Hier dimanche à 4 heures de l’après-midi avait lieu à Woippy l’émouvante cérémonie fondée pour commémorer la mémoire des officiers et soldats français tombés dans les combats de Ladonchamps, Bellevue, Sainte-Agathe, les Petites et Grandes-Tappes, etc.
Toutes les familles de Woippy et des annexes avaient répondu à l’appel de M. Jean. Parmi l’assistance bien plus nombreuse que les années précédentes, nous remarquons au premier rang une importante délégation de la Société des anciens combattants de l’armée du Rhin et de l’association des anciens prisonniers de guerre.
Sur le catafalque orné de plantes vertes, entouré d’un luminaire imposant, se détachent les deux belles couronnes envoyées par les deux régiments de l’ancienne brigade Gibon et ornées des couleurs françaises. Sur la première nous lisons l’inscription suivante : « Le 25e régiment d’infanterie à ses héroïques et glorieux soldats morts au champ d’honneur » ; sur la deuxième : « Le 20e régiment d’infanterie à ses soldats morts pour la patrie aux combats de Ladonchamps ».
Durant le service funèbre, Mlle Elise Lapied, accompagnée de M. Auguste Lamort, fait la quête d’usage, avec autant de grâce que de fruit pour la fondation du service commémoratif. Après l’absoute, tour le monde passe devant le catafalque, chacun s’incline, salue et donne pieusement sa prière avec son eau bénite.
L’assistance tout entière se dirige vers le cimetière où sont inhumés le général Gibon et un grand nombre d’officiers et soldats des 25e et 26e de ligne. Groupés autour de la tombe du vaillant général Gibon, nos bons vieux vétérans écoutent avec une bien profonde émotion les quelques mots de remerciement que leur avaient adressés MM. les colonels des deux régiments.
Aucun discours ! Le temps en est passé ! Mais il y a mieux, c’est la voix de la foule s’unissant à celle du prêtre, pour réciter avec une émotion sincère un Pater pour les braves de Ladonchamps.
Ensuite, M. Louyot, un ancien du 24e de ligne, dépose une couronne du 25e, actuellement en garnison à Cherbourg et puis un glorieux survivant de Ladonchamps, M. Arnold, ancien sergent-fourrier au 20e de ligne, dépose la couronne de son régiment, en garnison à Nancy. Après un dernier salut militaire des anciens combattants et une courte visite à toutes les tombes militaires du cimetière de Woippy, la foule grave et recueillie s’écoule lentement.


1910 : 40ème anniversaire des batailles d'août 1870

De la multitude d'articles imprimés lors des manifestations du 40e anniversaire, deux ont retenu mon attention :

Lundi 25 juillet 1910 (Courrier de Metz)
Le Souvenir Français. (Drap mortuaire). Ces jours-ci on pouvait voir à travers les vitrines de M. Sachsteder, rue Bonne-Ruelle, un magnifique travail, exécuté dans ses ateliers.
C’était un drap en soie avec les trois couleurs françaises, garni de broderies d’or et portant d’un côté l’inscription « Patrie », de l’autre « Honneur ». A une extrémité, « République française » et à l’autre « don des dames lorraines ».
Ce magnifique travail doit servir d’ornement funèbre dans toutes les cérémonies organisées par le « Souvenir Français » dans le pays de Lorraine.
Il fait aujourd’hui sa première sortie à Vallières, où il recouvre le catafalque des braves, et il y est surmonté d’un trophée d’armes envoyé par le comité central.

Vendredi 19 août 1910 (Le Messin)
Gravelotte.
Le « Souvenir Français ». – On nous écrit :

« Gravelotte !... Quand j’entends prononcer ce nom à jamais historique, il me semble entendre l’écho répété comme il y a quarante ans, le tonnerre du canon, la fusillade des mousquetons, le cliquetis des sabres ! Je vois nos fantassins gravir les escarpes, l’artillerie se planter sur les crêtes, la cavalerie s’ébranler dans des chevauchées sublimes !... C’est un rêve, de tout cela que reste-t-il ? Rien. Sinon les hécatombes des victimes éparses dans la plaine ; une petite croix blanche seule nous rappelle à notre souvenir !
C’est sur ces humbles tumulus que viennent, en ce quarantième anniversaire de gloire pour les uns, de douleur pour les autres, se recueillir les vétérans d’Allemagne et de France. Ils viennent revoir ces plaines labourées par la mitraille, ces sillons arrosés de sang, ces maisons renversées par le bombardement.
Ils viennent de si loin, ces vétérans, pour rendre l’hommage suprême de leur admiration, de leur reconnaissance, de leur souvenir, à leurs camarades morts pour la Patrie.
Les habitants de Gravelotte, eux aussi, n’ont pas voulu laisser passer cette date, qui leur rappelle tant de tristesse, tant de douleur, tant d’angoisse, sans penser à leurs frères morts en défendant le sol natal. C’est pour cela, qu’avant-hier, ils s’étaient tous réunis dans l’église de Gravelotte, sous les auspices du « Souvenir Français ». De longtemps on ne vit pareille assistance défiler devant le magnifique catafalque que tout le monde connaît et admire.
M. l’archiprêtre Laurent chantait la messe, à laquelle assistaient les prêtres des villages voisins. L’oraison funèbre fut prononcée par M. le chanoine Collin. Inutile de nous étendre sur le sermon, qui fut, comme toujours, sublime et impressionnant, sa parole chaude et pénétrante fit vibrer tous les cœurs.
La quête au profit de l’œuvre fut faite par Mme Naut, femme du dévoué président du « Souvenir Français » de Gravelotte, et par M. Guillot, secrétaire du « Souvenir Français » en Lorraine.
Après l’absoute, les assistants se rendent au cimetière militaire où reposent côte à côte les braves des deux armées. Quatre jeunes filles, qui avaient revêtu le costume lorrain, portent des couronnes offertes par le « Souvenir Français ». M. Jean, délégué général, les dépose en l’honneur de soldats allemands et français et prononce quelques mots de circonstance. Argus. »

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